Croissance au Maroc: la BAD prévoit un rebond à 4% en 2020
La Banque africaine de développement (BAD) prédit la poursuite de la décélération de la croissance du PIB réel qui devrait s’établir à 2,9% en 2019, avant un rebond à 4% à partir de 2020.
La BAD vient de livrer l’édition 2019 des "Perspectives économiques en Afrique", ce jeudi 17 janvier. "L'intégration régionale pour la prospérité économique de l'Afrique" est le thème choisi pour cette édition.
Le rapport porte sur les perspectives économiques et les projections de croissance de l’ensemble du continent.
Une économie résiliente
Dans la partie consacrée au Maroc, le rapport de la BAD relève la poursuite de la décélération de la croissance du PIB réel qui devrait s’établir à 2,9% en 2019, avant un rebond à 4% à partir de 2020.
Le déficit budgétaire, estimé à 3,9% en 2018 contre 3,7% en 2017, devrait baisser graduellement, "sous l’effet de la consolidation budgétaire et des réformes fiscales, la rationalisation des dépenses publiques, et une mobilisation accrue des recettes".
Bien qu'elle reste positive à moyen terme, la croissance du PIB réel connaît une décélération, pour s’établir à 3,1% en 2018 contre 4,1% en 2017, en lien avec "une pluviométrie moins abondante en 2018 qu’en 2017".
Le ralentissement projeté en 2019 serait attribuable au léger recul de la valeur ajoutée du secteur primaire.
Flexibilité, signe "positif" pour les investisseurs
Dans son rapport, la BAD loue l’introduction en 2018, par Bank Al-Maghrib, du régime de taux de change flottant contrôlé, "perçue comme un signe positif par les investisseurs et une étape importante vers une grande flexibilité du régime de change".
Lors des 8 premiers mois de l’année 2018, le cours du dirham s’est apprécié de 1,9% contre l’euro et s’est déprécié de 0,9% face au dollar américain.
Dans ce contexte, l’endettement du Maroc reste "soutenable" et devrait diminuer à moyen terme, relève le document. Néanmoins, la croissance n’a pas été suffisamment inclusive, et recule l’atteinte du stade de pays émergent, selon la même source.
Dans ses perspectives pour l'année 2020, la Banque mondiale, rappelons le, avait prévu une croissance de 3,5% au Maroc, accompagnée d'un déficit budgétaire de 3% du PIB et d'un solde du compte courant de -4% du PIB.
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