Maroc-Espagne: Le chevauchement du domaine maritime sera réglé par le dialogue
Le Maroc et l'Espagne ont affirmé, vendredi 24 janvier à Rabat, leur attachement au principe du dialogue pour résoudre tout chevauchement de leurs domaines maritimes respectifs.
Lors d'un point de presse conjoint, tenu suite à un entretien entre le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, et son homologue espagnole, Arancha González Laya, les deux responsables ont souligné l'attachement des leurs pays au droit de la mer et leur rejet de toute mesure unilatérale.
Dans ce contexte, M. Bourita a souligné que le Maroc s'engage à respecter le principe du dialogue sur la base duquel les deux parties œuvreront à trouver les mécanismes à même de résoudre tout chevauchement de leurs domaines maritimes, faisant remarquer que le droit de la mer prône les négociations "qui constituent le moyen adéquat dans les relations entre deux pays voisins".
Le ministre a noté que l'établissement de la compétence juridique du Royaume sur l'ensemble de son domaine maritime est un droit de souveraineté garanti par les législations internationales et par le droit international, rappelant que l'Espagne "avait pris les mêmes mesures en 2010, y compris pour la région des Iles Canaries, sans demander la permission du Maroc, de même que le Royaume n'a pas demandé de permission. Et cela s'inscrit dans leur droit." M. Bourita a indiqué que le Maroc "rejette le fait que les autres lui imposent leur volonté, et s'abstient d'imposer la sienne aux autres".
De sa part, la ministre espagnole a affirmé que selon le droit international, le Maroc a le droit de délimiter son espace maritime dans le respect des disposition de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
Le Maroc a exercé son droit en entamant un processus juridique destiné à délimiter son espace maritime, a précisé la ministre espagnole.
Elle a, en outre, souligné que le Maroc a réitéré son engagement à ne pas imposer un quelconque fait accompli ni des mesures unilatérales, relevant que les deux pays vont travailler dans ce sens.
(MAP)
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