Coronavirus: le ministère de la Santé fait le point sur la situation au Maroc
Le ministère de la Santé a organisé ce jeudi 27 février une conférence de presse pour faire le point sur la situation actuelle au Maroc suite à la propagation du coronavirus dans le monde.
Cette conférence a été organisée suite aux rumeurs qui ont fait état de cas de coronavirus au Maroc, mercredi 25 février dans la soirée, et qui ont été démenties.
Mohamed Lyoubi, directeur de l'épidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère de la Santé, a rassuré encore une fois sur la situation au Maroc: "aucun cas n’a été confirmé jusqu'à aujourd'hui au Maroc".
Selon un nouveau bilan dévoilé ce jeudi matin au Maroc, 19 cas sont suspectés, mais aucun n’a été confirmé, après des prélèvements suivis d’analyses.
Il a également assuré que le ministère de la Santé est prêt si jamais un cas se confirme dans le Royaume.
M. Lyoubi est aussi revenu sur la définition de ce virus, sur comment il a été décelé, et sur la situation actuelle au niveau mondial.
Il a ainsi rappelé le bilan publié ce matin: 2.770 morts sur 82.165 cas confirmés dans 44 pays, y compris la Chine. Le nombre de patients guéris s’élève quant à lui à 33.000 dans le monde. Le reste continue de recevoir les soins nécessaires.
Aucune restriction de voyage
Le directeur de l'épidémiologie a rappelé que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété l’urgence de santé publique de portée internationale, en précisant que "cela ne veut en aucun cas dire que les pays doivent entreprendre des restrictions de voyage, mais plutôt renforcer le contrôle épidémiologique et le contrôle des personnes infectées pour éviter la propagation".
"Dans ce cadre, chaque pays peut s’adapter aux recommandations de l’Organisation, selon ses caractéristiques. Le Maroc, étant pays membre de l’OMS, respecte le règlement sanitaire international. Par conséquent, nous n’avons entrepris aucune restriction de voyage ou de circulation des marchandises avec les pays touchés".
"Dès l'apparition du virus, nous avons activé le Plan nationale de préparation et de riposte. Cela ne nous a pas pris beaucoup de temps, puisque nous disposons d’un Plan nationale activé contre l’infection par le Coronavirus du Syndrome respiratoire du Moyen Orient (Mers-Cov) en 2015. Nous l’avons simplement actualisé selon la situation épidémique actuelle".
Un plan sur 4 axes
M. Lyoubi a expliqué que ce plan s’article autour de 4 axes, à savoir:
1- le renforcement des activités de veille et de surveillance en vue de la détection précoce des cas de contamination;
2- la prise en charge et le contrôle de l’infection pour éviter la propagation;
3- la préparation des laboratoires pour qu’ils puissent effectuer, rapidement, les analyses;
4- la communication avec les responsables de la santé et l’opinion publique.
"Pour la mise en oeuvre de ce plan, nous avons établi une définition de cas, qui prend en considération les symptômes et le pays de provenance. Lorsqu’un cas est suspect, nous effectuons des analyses et nous collectons un certain nombre d’informations sur le patient".
Le contrôle élargi à la Corée du Sud et l’Italie
"Nous avons également renforcé la surveillance épidémiologique de la grippe et des infections respiratoires et mis en place le contrôle sanitaire au niveau des frontières (ports, aéroport, et points d’entrée terrestres). Les personnes contrôlées sont celles qui arrivent, essentiellement, des pays où le virus s'est propagé, comme la Chine, la Corée du Sud et l’Italie".
"Une fiche sanitaire est distribuée dans les avions à tous les passagers. Elle nous permet de connaître la provenance de chaque voyageur, et d’identifier facilement ceux qui arrivent des trois pays cités", explique le directeur de l'épidémiologie.
Notons que les analyses des cas suspectés se font principalement dans deux laboratoires: l’Institut Pasteur et le laboratoire national de Rabat.
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