La Covid ou la « crise sur le gâteau » pour les grands promoteurs immobiliers
Adohha, Alliances, Dar Saada étaient déjà mal en point avant la pandémie. Mais avec la Covid, leur descente aux enfers s’est accélérée, aussi bien au niveau des résultats que des cours boursiers. Analyse d’un secteur qui est passé du statut de star de la cote à celui d’un compartiment pestiféré.
Les valeurs immobilières cotées à la Bourse de Casablanca ont touché le fond. Et continuent de creuser.
L’action Addoha, ancienne star de la cote, ne vaut plus aujourd’hui que 5,80 DH. Elle a chuté de plus de 46% depuis le début de l’année, et se négocie avec un multiple de résultat de moins de six fois ses bénéfices futurs. La firme d’Anas Sefrioui ne vaut en capitalisation boursière que 2, 2 milliards de dirhams, soit 500 millions de dirhams de moins que les 35% de parts vendus en Bourse en 2007 par le fondateur du groupe !
Même tendance pour ADI, qui cote à 32 DH, soit une baisse de plus de 41% par rapport au début de l’année. Son PER est de 9 fois ses bénéfices futurs, avec une capitalisation boursière de 705 MDH. En 2008, au moment de son introduction en Bourse, la boite d’Alami Lazraq était valorisée à près de 10 milliards de dirhams.
Résidences Dar Saada n’est pas en reste : sa valeur a chuté de 55% depuis le début de l’année, cotant actuellement à 25 DH pour un PER de…2,2 fois ses bénéfices attendus. La filiale du groupe Palmeraie Développement a battu même un record en termes de valorisation. « De mémoire, jamais une firme cotée à Casablanca ne se négociait à ce niveau de multiple de résultats. En cela, RDS a fait une première ! », lance un analyste.
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