Laboratoire national de la police scientifique: un édifice pour accompagner le développement du crime
Le développement des mécanismes d'action du laboratoire s'inscrit dans le cadre de la stratégie globale de la DGSN visant à moderniser tous ses établissements de manière à être au diapason des mutations et des développements du crime et de la lutte contre toutes ses formes.
A l'occasion de son inauguration, la directrice du laboratoire, le commissaire divisionnaire, Hakima Yahya, a indiqué que cet édifice scientifique de 8.600 m2 comprend 5 plateformes techniques, outre une division dédiée à l'ADN et à l'empreinte héréditaire. Il a été équipé de matériel très sophistiqué, le premier du genre en Afrique en matière de vérification de l'ADN.
Les équipements technologiques du laboratoire visent l'accompagnement des développements techniques et scientifiques en matière de détection des traces du crime permettant un traitement minutieux en peu de temps d'échantillons d'éléments issus des scènes de crime, soit 300 échantillons en un temps ne dépassant pas 3 heures.
Le laboratoire a été également équipé d'un autre mécanisme, nouvelle génération, dédié à l'expertise génétique permettant le traitement de 20 mille unités de l'ADN en une seule catégorie pour déterminer l'appartenance géographique des individus poursuivis dans des affaires criminelles et les caractéristiques de chacun (couleurs des cheveux et des yeux), outre la détermination de l'identité des victimes des catastrophes, a poursuivi la responsable.
Mme Hakima Yahya a fait savoir que le Maroc est le troisième pays dans le monde arabe à adopter ce mécanisme bien développé dans la détection des traces du crime, après les Emirats arabes unis et le Qatar.
Pour faire face à la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19), le laboratoire a été doté d'une unité de diagnostic des cas de contamination au virus au profit des fonctionnaires de la DGSN, comme il a été procédé à l'acquisition d'équipements modernes de pointe pour lutter contre les crimes portant sur toute sorte de falsifications, grâce à une base de données de plus de 2.000 modèles de comparaison, y compris les passeports, les visas, les devises étrangères et nationale et les pièces d'identité.
Dans ce contexte, Mme Yahya a relevé que le laboratoire adopte de nouveaux mécanismes techniques pour déterminer la nature de l'encre utilisé dans les documents falsifiés, ainsi que d'autres pour agrandir la dimension des éléments traités de plus de 300 mille fois que leur dimension réelle.
Les nouveaux mécanismes adoptés permettent, selon elle, de déterminer en grande partie, les composants organiques et non organiques des éléments objets de traitement, à travers une série d'applications concernant 400 mille échantillons, en vue de contribuer à la lutte contre les crimes relatifs aux armes à feu et aux explosifs, au trafic de drogues, et aux produits utilisés dans les cas d'intoxication et menaçant l'environnement.
La réalisation du nouveau siège du laboratoire, dont la superficie a été multipliée par 4 par rapport au siège provisoire (2.600 m2), a pris en compte les plus importantes normes internationales de ISO 17025 qui spécifie les exigences générales concernant la compétence des laboratoires d'étalonnages et d'essais.
Pour le renforcement des conditions de sécurité, la voie de passage du personnel exerçant dans le laboratoire a été séparée de celle des échantillons qui lui parviennent pour bien contrôler et maitriser les informations scientifiques et techniques. Le laboratoire compte de grandes compétences parmi ses ressources humaines au nombre de 74 jeunes titulaires de diplômes supérieurs dans les domaines de la génétique, la physique et la chimie.
(Avec MAP)
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