Le Maroc s’apprête à recevoir 50.000 touristes israéliens d’ici la fin de l’année
Après un report de plusieurs mois dû aux restrictions sanitaires au Maroc et en Israël, les deux pays seront bientôt connectés par des vols directs. Selon une source fiable, les 3 compagnies israéliennes qui vont démarrer leurs vols vers la fin juillet devraient drainer 38.000 touristes d’ici le mois de décembre, chiffre auquel il faudra rajouter au moins 12.000 passagers avec le renfort de la future ligne de la RAM.
Quinze jours après la réouverture des frontières aériennes, la reprise du trafic aérien marocain a été tellement rapide que l’ONDA a annoncé avoir déjà réalisé 57% des vols accueillis durant la même période de l’année 2019.
Une dynamique qui devrait se renforcer après l’annonce récente par les compagnies israéliennes El Al, Israël Air (ISAIR) et Arkia du lancement imminent de vols directs entre Tel Aviv d'un côté, Casablanca et Marrakech de l'autre.
La RAM sautera le pas après les compagnies israéliennes
Si la RAM n’a pas encore déposé à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) son programme de vols pour Israël, une source proche du ministère du Transport nous a affirmé que la compagnie allait profiter de la saison estivale pour lancer au plus tard au mois d’août un vol entre Casablanca et Tel Aviv.
« Au niveau administratif, tout est prêt mais tout dépendra du trafic passagers qui sera généré par les compagnies israéliennes vers le Maroc avant que la RAM ne se lance dans l’aventure dans les deux sens.
12.000 passagers transportés par la RAM d’ici fin décembre
« En effet, les Boeing Dreamliner de la compagnie nationale qui comptent entre 270 et 300 places nécessitent d’avoir une demande suffisante avant de desservir Israël, à 5 heures du Maroc.
« Si tout se passe bien, il y aura d’abord deux vols par semaine soit environ 2.500 passagers durant le mois d’août et environ 12.500 d’ici fin décembre», explique notre interlocuteur pour qui la clientèle israélienne, et notamment d’origine marocaine, devrait certainement être au rendez-vous pour remplir les avions des quatre compagnies (israéliennes et marocaine) qui assureront les nouveaux vols directs.
Arrivée de 3 nouvelles compagnies concurrentes en seulement 10 jours
« Sachant que la plus importante compagnie israélienne El Al et la deuxième IsrAir lanceront leur 1er vol le même jour (25 juillet) et que Arkia les suivra le 3 août, les flux attendus seront importants d’autant plus que les billets aller/retour coûteront à peine 500 dollars (5.000 Dirhams) », se félicite notre source.
« L’installation de 3 compagnies étrangères concurrentes qui vont arriver à 10 jours d’écart pour lancer deux lignes (Tel Aviv-Casablanca et Tel Aviv-Marrakech) est du presque jamais vu au Maroc », relève notre source qui précise que cette arrivée groupée témoigne de la confiance des opérateurs dans les potentialités du marché touristique marocain.
Un potentiel d’au moins 38.000 visiteurs israéliens avant la fin de 2021
« Avec quatre vols par semaine et par compagnie qui transportent chacun au moins 150 passagers, soit 12 vols hebdomadaires, le trafic mensuel sera de 7.200 passagers et d’environ 38.000 d’ici la fin de 2021.
« Connaissant les transporteurs israéliens qui desservent avec succès les plus grandes destinations touristiques du monde (Asie, Amérique du Sud …), il est évident qu’ils ne se sont pas lancés par hasard.
2022, l’année de l’explosion du marché israélien au Maroc ?
« En effet, ils se sont basés sur plusieurs études de marché plus que concluantes avant de s’intéresser et d’opter pour le Maroc qui est le seul pays arabe à avoir gardé des liens avec sa communauté juive.
« Avec l’apparition récente du variant Delta qui pourrait occasionner un nouveau confinement mondial et une nouvelle fermeture des frontières aériennes, il n’est pas possible de spéculer sur le délai nécessaire pour arriver au cap des 200.000 visiteurs israéliens mais si tout se passe bien, 2022 devrait être l’année de l’explosion de ce marché émetteur au Maroc », prédit notre interlocuteur qui rappelle que la capacité d’accueil aéroportuaire du Royaume est de 40 millions pour un trafic de 25 millions réalisé en 2019.
à lire aussi
Article : Au-delà du bilan Akhannouch, lecture des indicateurs du marché du travail
Sous le gouvernement Akhannouch, le marché de l’emploi reste le principal point de fragilité de l’économie. Ce problème est ancien mais s’aggrave au fil du temps. Médias24 confronte les engagements du gouvernement à ses réalisations et analyse, au-delà du mandat, plusieurs indicateurs du marché du travail sur une longue période.
Article : Secteur minier. Après une année 2025 record, 2026 s'annonce déjà comme un cru très prometteur
2025 restera comme un millésime d'exception pour les mines marocaines. Cours au plus haut, volumes en hausse, nouveaux projets en maturation... Le secteur profite pleinement d'un cycle mondial porteur. Et 2026 s'annonce tout aussi favorable, sous l'effet de plusieurs signes.
Article : Ordre des experts-comptables. Élections sur fond de réflexion sur l’ouverture du capital
Le 21 mai 2026, les experts-comptables élisent les membres du Conseil national et des conseils régionaux de leur Ordre pour les trois prochaines années. Au-delà de ce renouvellement, la profession réfléchit à faire évoluer son cadre, notamment sur la question de l’ouverture du capital des cabinets. Détails.
Article : Le trafic aérien en hausse de 11,15% à fin mars 2026
L'Office national des aéroports (ONDA) a annoncé que le trafic aérien commercial dans les aéroports du Royaume a enregistré 8.913.041 passagers à fin mars 2026, soit une croissance de 11,15% par rapport à la même période de l'année précédente.
Article : Mondial 2026. Le double pivot, pierre angulaire du projet Ouahbi
Les deux milieux de terrain devant la défense constituent l’élément central du dispositif tactique du sélectionneur national. Un principe qui assure l’équilibre des Lions de l’Atlas, conditionne la récupération du ballon et la première phase de construction. Mais qui n’est pas sans risque.
Article : SIAM 2026 : malgré un taux de couverture de 60%, 450 communes rurales restent exclues des services financiers selon Bank Al-Maghrib
À Meknès, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza a indiqué que 450 communes rurales restent sans services financiers malgré une couverture de 60%. Il a aussi annoncé l’équipement de 50 coopératives en TPE et rappelé que 25% des programmes d’éducation financière ont ciblé le monde rural.