Le marché automobile, toujours dans le rouge
La route s’annonce cahoteuse pour le marché automobile marocain durant cet exercice 2022. Après avoir calé au démarrage, enregistrant un recul de 6,7% au mois de janvier, il n’est toujours pas parvenu à passer la seconde.
Les ventes de véhicules neufs durant le mois de février se sont chiffrées à 13.497 unités, affichant certes un léger mieux en glissement mensuel, mais marquant un repli de 4,33% par rapport au même mois de l’année précédente.
Au total, la contraction du marché est ramenée à 5,5% sur le cumul des deux premiers mois, à un volume de 25.936 unités.
Sans surprise, la baisse est principalement due aux difficultés d’approvisionnement des importateurs, causées par la pénurie de puces électroniques et le ralentissement du rythme de production. À telle enseigne que chez nombre de marques, des modèles ont été purement et simplement supprimés du catalogue. Et, sauf miracle, aucune amélioration n’est à attendre avant le deuxième semestre.
Sur le marché des voitures particulières, le repli reste contenu à 4,7% par rapport aux deux premiers mois de 2021, pour une somme de 23.075 unités. Cette évolution négative est le fait d'une majorité de marques, à quelques exceptions près dont Renault (+9,33%, à 3.410 unités), Hyundai (+25%, à 2.596 unités), Peugeot (+14%, à 2.042 unités), Opel (+9,8%, à 1.180 unités) ou encore Toyota (+51%, à 1.024 unités) et Kia (+47%, à 838 unités).
La situation est plus préoccupante sur le marché des véhicules utilitaires légers. Avec 2.861 unités écoulées au terme du mois de février, le volume des ventes cumulées accuse une baisse de 11,3%. Et pour cette catégorie de véhicules, dont la forme est liée à la santé économique du monde rural, le plus dur est probablement à venir avec la perspective d’une année agricole catastrophique.
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