Voici les cabinets de conseil responsables de la réalisation des PDR (carte)
Dix des douze régions du Royaume ont d'ores et déjà confié l'élaboration de leur PDR à des cabinets de conseil. Les autres devraient suivre dans les mois qui viennent. Cette carte conçue par Médias24 offre un aperçu des cabinets de conseil sélectionnés. Elle sera régulièrement mise à jour.
La loi organique 111-14 relative aux régions stipule que les conseils régionaux doivent mettre en place un Programme de développement régional (PDR) au cours de leur première année de mandat.
C'est ainsi que les conseils régionaux élus lors des dernières élections du 8 septembre 2021 recourent à des expertises externes, des cabinets de conseil ou des bureaux d’études, pour les accompagner dans l’élaboration de ce document qui fait office de programme d’action pour les six années de leur mandat.
A ce jour, dix régions ont dévoilé les cabinets de conseil choisis pour cette mission. Les montants de ces prestations diffèrent d'une région à l'autre. Ils varient entre 14,5 millions de dirhams pour Guelmim-Oued Noun et 1,2 MDH pour Beni Mellal-Khénifra.
Il est nécessaire de noter qu'à la différence des autres régions, la mission de consulting pour Guelmim-Oued Noun inclut également un accompagnement de 22 mois à la structuration et à la mise en œuvre des projets du contrat-programme avec l'Etat 2020-2022.
On note également un contraste important en ce qui concerne la notoriété des cabinets choisis. Ainsi, aux côtés de cabinets renommés, on trouve le novice Qualité Consulting qui élaborera le PDR de Laâyoune-Sakia El Hamra.
Lors de notre dernier entretien avec Karim Achengli, le président du conseil régional de Souss-Massa, ce dernier nous avait expliqué que la notoriété du cabinet de conseil était surtout recherchée pour ajouter de la crédibilité aux projets nécessitant un financement international.
Les conseils régionaux appelés à apprendre de l'expérience précédente
Au cours du précédent mandat, l’expérience des PDR avait été mitigée au sein des différents conseils régionaux. La plupart d’eux n’avaient réussi à les livrer qu’en 2017, parfois plus tard, alors que leur mandat avait commencé en 2015.
Ces PDR avaient péché par excès d’ambition, avec des budgets qui n’étaient pas à la portée des régions. Quelques-uns avaient eu du mal à obtenir l’aval du ministère de l’Intérieur. L’Etat était alors venu à la rescousse en fin de mandat, en mettant en place des contrats-programmes sur la période 2020-2022, qui ont permis de définir, en concertation avec les régions, les projets prioritaires.
Pour ne pas reproduire les erreurs de l’expérience du mandat précédent, le ministère de l’Intérieur avait donné ses instructions pour que dans la nouvelle génération, les PDR soient mieux chiffrés, plus réalistes et pertinents. En outre, ils devront constituer un programme proprement dit pour les conseil régionaux pendant la durée de leur mandat.
Pour ce mandat qui va de 2022 à 2027, ils pourront s'appuyer sur les anciens PDR, dont une grande partie n'a pas été réalisée, mais surtout sur les Schémas régionaux d’aménagement du territoire (SRAT). Ces derniers sont des documents de référence qui permettent de mettre en place une vision d’aménagement du territoire et de définir les orientations des régions sur un horizon de 25 ans. Pour rappel, la plupart des SRAT n’ont été visés par le ministère de l'intérieur qu'à la fin du précédent mandat.
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