Kia Carens : ne m’appelez plus monospace !
En passant à la quatrième génération, le Kia Carens abandonne son identité de monoplace pour se transformer en SUV compact. Il en conserve toutefois quelques attributs, dont une architecture originale de six places, à même de séduire une clientèle familiale.
Il fut un temps où les monospaces tenaient le haut du pavé, avant que la déferlante des SUV ne les déloge de leur piédestal, avec pertes et fracas. À telle enseigne que l’un après l’autre, les constructeurs ont abandonné cette espèce automobile au profit des véhicules haut sur pattes. Ce n’est pas le cas de Kia, qui a choisi de couper la poire en deux, parant ses monospaces des attributs du Crossover.
Déjà appliqué au Carnival, ce modus operandi est aujourd’hui repris pour la quatrième génération du Carens, modèle qui s’encartait auparavant chez les monospaces compacts. Oublié donc le profil monovolume, place à une livrée de faux baroudeur.
Au programme : un capot horizontal, des lignes tendues, une garde au sol généreuse et des protections de caisse à foison. Et pour lui éviter de se fondre dans la masse des SUV, ses designers ont habillé le nouveau Carens d’un faciès original, composé d’optiques sur deux étages reliées par un bandeau noir, la calandre "Tiger Nose" maison étant simplement suggérée par un cadre chromé au bas du bouclier.
On retrouve le même motif sur le parechoc arrière, surplombé par des feux au dessin travaillé. L’ensemble, plutôt plaisant, étonne toutefois par ses proportions singulières, associant une hauteur inhabituelle (1,71 m) et une largeur relativement réduite (1,80 m).
Des emprunts aux monospaces
S’il s’emploie à gommer ses gènes de monospace à l’extérieur, le Carens IV les exploite volontiers à l’intérieur. Dans une longueur de 4,54 m, l’habitacle s’organise en trois rangées de deux sièges individuels. Cet aménagement inusité sert autant le confort que la modularité : très accueillants, les "fauteuils" du rang central se replient pour faciliter l’accès aux sièges de la 3e rangée, eux-mêmes escamotables dans le plancher. Et pour ne rien gâcher, l’impression d’espace est accentuée par une garde au toit supérieure à la moyenne.
On retrouve d’autres astuces empruntées aux monospaces, comme les ouïes d’aération nichées dans le toit, les tablettes "type aviation" au dos des sièges avant ou la profusion de compartiments de rangement. Seul hic : lorsque les sièges du 3e rang sont relevés, le coffre se réduit comme peau de chagrin à 216 petits litres. Il s’agira donc de configurer la disposition des sièges en fonction des passagers et des bagages à transporter.
L’atout de l’équipement… et du prix
Pour le reste, on retrouve une finition correcte et une présentation moderne, caractérisée par une planche de bord habillée de plastique brillant et embarquant de série une instrumentation numérique et un grand écran tactile central.
L’équipement est justement un autre atout du nouveau Carens. Déjà complète sur les finitions "Motion" et "Active", la dotation se fait particulièrement riche sur la version haute "Executive", proposant des raffinements comme l’accès et le démarrage mains libres, la sellerie cuir, les sièges avant chauffants et ventilés, la recharge de smartphone sans fil, le toit ouvrant ou les feux à LEDs. On s’en doute, le chèque à parapher s’alourdit en conséquence…
Produit en Inde, le Carens IV reprend la base technique du petit frère Seltos, y compris ses motorisations et ses transmissions. La gamme marocaine s’articule ainsi autour du 1.5 l Diesel de 115 ch et 250 Nm de couple, disponible avec une boîte de vitesses manuelle à six rapports, ou avec une boîte automatique classique comptant autant de rapports, moyennant un supplément de 20.000 DH.
Chaînon manquant au sein de la gamme Kia entre le Seltos et la future génération du Sportage (qui amorcera une nette montée en gamme), le nouveau Carens opte pour le positionnement qui va avec. Sa grille tarifaire s’ouvre ainsi à 285.000 DH (et 259.000 DH à titre promotionnel), pour culminer à 355.000 DH. Voilà qui le place avantageusement au cœur du segment des SUV compacts, où les prix connaissent depuis quelques mois une inflation galopante.
à lire aussi
Article : Batteries : pourquoi le modèle industriel marocain inquiète-t-il Bruxelles
L’Union européenne durcit sa position face aux investissements chinois. Avec les projets chinois dans l’automobile électrique et les batteries, le Maroc se retrouve au cœur de cette nouvelle tension. Le précédent des jantes en aluminium montre que cette pression peut déjà se traduire par des droits commerciaux lourds. Le Royaume entend défendre ses intérêts. Des discussions sont en cours.
Article : Visa Fintech Day : le Maroc veut accélérer l’inclusion financière grâce à l’IA et aux paiements numériques
Rapprocher les services financiers des citoyens, soutenir les TPME et réduire les fractures d’accès… Le Maroc mise sur l’IA et la fintech pour accélérer sa transformation numérique.
Article : 1.700 passagers et 426 cabines : GNV baptise à Tanger son navire Aurora le plus moderne
Avec le baptême du GNV Aurora à Tanger, la compagnie maritime italienne GNV renforce son dispositif entre le Maroc, l'Espagne et l'Italie. Déployé à l'approche de l'Opération Marhaba 2026, ce ferry de nouvelle génération illustre les ambitions du groupe en matière de mobilité, de confort des passagers et de transition énergétique.
Article : Mines : ce que cachent les annonces de découvertes au Maroc
Le secteur minier marocain est en pleine effervescence. Mais entre l'effet d'annonce et la réserve prouvée, le chemin reste long et incertain. Décryptage d'un secteur où il faut savoir démêler le vrai du spéculatif.
Article : Mondial 2030 : Casa Aménagement lance un marché pour la construction du Centre international de diffusion de Casablanca
Nouveau jalon pour l’International Broadcasting Center qui diffusera le signal nécessaire aux retransmissions radiotélévisées des matchs du Mondial.
Article : Jazzablanca revient avec 50 concerts et une programmation enrichie
Du 2 au 11 juillet, Jazzablanca revient pour une 19e édition placée sous le signe de l’ouverture et de l’expérience festivalière. Avec 50 concerts répartis entre Anfa Park et le parc de la Ligue arabe, le rendez-vous casablancais mise sur une programmation éclectique réunissant grandes stars internationales, artistes émergents et talents marocains.