BMW X1 : la règle du toujours plus
La troisième génération du BMW X1 progresse sur tous les plans. Plus habitable, mieux fini et doté d’un équipement plus complet, le SUV compact bavarois prend également du galon côté grille tarifaire. Découverte.
Gros succès commercial avec près de deux millions d’exemplaires vendus depuis 2009 et deux générations. Le BMW X1 passe aujourd’hui à la troisième, avec pour mission de tenir ses positions dans un segment très disputé : entre l’Audi Q3, le Mercedes GLA, le Range Rover Evoque et le Volvo XC40, les concurrents ne manquent pas.
Comme on ne chamboule pas une recette qui plaît, la nouvelle mouture prend le parti d’une certaine continuité. Comparées aux excès des dernières productions bavaroises, les lignes de ce X1 feraient presque dans le minimalisme. Ainsi, si la calandre a encore gagné en taille, elle a su rester dans le registre de l’esthétiquement correct. Toujours est-il qu’avec son capot au relief marqué, ses ailes rebondies et ses flancs sculptés, le SUV compact a gagné en personnalité, des inserts anguleux sur les boucliers y ajoutant un zeste d’agressivité. Quant à la face arrière, elle étonne par son gros becquet de toit et ses feux proéminents nichés dans le hayon creusé.
Un intérieur totalement revisité
Si le design extérieur évolue modérément, l’intérieur change du tout au tout. À l’image des récentes congénères, le X1 hérite d’une planche de bord simplifiée, surmontée d’une large dalle incurvée qui intègre deux écrans de 10,25 et 10,7 pouces. Le premier inaugure l’instrumentation digitale sur le X1, alors que le second compile les fonctions multimédia et diverses autres commandes (dont la climatisation), réduisant au minimum le nombre de boutons physiques.
Cet ensemble est complété par une console centrale flottante qui renferme différents rangements et accueille les commandes de la transmission automatique (de série sur toutes les versions) et d’autres réglages du véhicule.
Matériaux valorisants, accostages précis et détails soignés… L’habitacle du X1 délivre une belle impression de qualité à ce niveau de gamme. Mettant à profit des dimensions en hausse (5 cm en longueur, 2 cm en largeur et 4 cm en hauteur), il sait également se montrer spacieux, offrant suffisamment d’aisance pour 5 passagers. Leurs bagages trouveront place dans un coffre très logeable, dont le volume s’est bonifié de 31 litres par rapport à la précédente génération (à 540 litres).
Un seul Diesel au menu des moteurs
De l’amélioration, il y en a aussi sur la liste des équipements. La dotation d’attaque “Signature” est déjà bien pourvue, autant en matière de confort qu’en matière d’aides à la conduite. La finition “X Line” y ajoute quelques raffinements technologiques supplémentaires, dont une tenue extérieure de baroudeur chic. La version “Pack M” joue quant à elle la carte de la sportivité avec un habillage intérieur et extérieur idoine.
Le menu mécanique offre moins de choix, puisque la gamme marocaine se contente du 2.0 l Diesel comme unique motorisation. Il est proposé dans sa déclinaison de 150 ch (sDrive 18d), associée de série à une boîte de vitesses robotisée à double embrayage de 7 rapports et à une transmission à roues avant motrices. Si la variante 190 ch du même bloc pourrait à terme compléter l’offre, ce ne sera pas le cas, pour d’évidentes raisons de prix, des versions hybrides rechargeables “xDrive 20e” et “xDrive 30e”, ni de la iX1 à moteur 100% électrique.
Avec un prix débutant à 446.000 DH, le X1 revoit nettement son tarif d’accès à la hausse. Ce dernier est cependant justifié par un équipement de série plus complet, et se place dans le voisinage des prix de ses concurrents directs tels que l’Audi Q3 (427.000 DH) et le Mercedes GLA (440.000 DH). Seul le Volvo XC40, indisponible en Diesel, affiche un ticket entrée bien plus compétitif (380.000 DH à titre promotionnel). La bataille des SUV compacts premium peut reprendre.
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