La Banque mondiale a soutenu 226 actions et alloué 11 milliards $ au Maroc en 10 ans
Le Groupe d'évaluation indépendant (IEG) dresse un bilan du programme de soutien de la Banque mondiale au Maroc durant la dernière décennie, qui s'est articulé autour de 226 actions et 11 milliards de dollars alloués.
Le Policy Center for the New South (PCNS) et le Groupe d'évaluation indépendant (IEG) de la Banque mondiale ont conjointement organisé, le mardi 20 février, une table ronde autour des conclusions d'une évaluation indépendante, récemment publiée, sur le soutien de la Banque mondiale au Royaume du Maroc au cours de la dernière décennie (2011-2021).
L’évaluation du programme-pays de l’IEG, dont le rapport est consultable sur ce lien, met en lumière les succès et les défis rencontrés, et livre ses enseignements pour le futur partenariat entre les deux parties, autour de la mise en œuvre du Nouveau Modèle de développement du Maroc
"La Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) a identifié quatre nœuds systémiques qui ont freiné le développement du Royaume", a déclaré Estelle Raimondo, responsable de programme au sein de l'unité consultative en méthodes de l'IEG, au cours de sa présentation de l'évaluation.
Ces défis sont "un manque de cohérence dans les politiques publiques, une économie partiellement verrouillée, des difficultés à mettre en œuvre des réformes complexes de plus en plus multisectorielles et, enfin, une participation citoyenne qui s'est avérée plus faible qu'espérée".
Ainsi, pour traiter ces nœuds systémiques identifiés par la Commission spéciale, la Banque mondiale a soutenu le Maroc à travers différents axes, dont le développement du secteur privé, celui du capital humain et le développement durable. Un budget de 11 milliards de dollars a été alloué au Royaume et 226 activités de soutien ont été mises en place.
Trois principaux résultats de l'évaluation
Voici les trois résultats de l'évaluation de l'IEG des actions entreprises par la Banque mondiale pour l'accompagnement du Royaume :
- Pour obtenir un impact au Maroc, le groupe de la Banque mondiale a mis en avant ses connaissances, ses données et son travail analytique, "c'est à travers cette voie que l'impact a été plus important, même plus important que les financements", a précisé Estelle Raimondo.
- Quand la Banque mondiale et la SFI (Société financière internationale) travaillent en synergie, "l'impact est maximisé, surtout dans les questions les plus complexes", ajoute la même source.
- Les domaines où l'impact était le plus important n'étaient pas ceux où la Banque mondiale avait trouvé une solution d'emblée, mais plutôt quand cette dernière avait mis en place des processus d'apprentissage, y compris vis-à-vis des échecs. "C'est à ce moment-là que la Banque a réussi à trouver des solutions plus prometteuses", ajoute Estelle Raimondo.
Des défis à surmonter et des efforts à redoubler
"Nous espérons que ces conclusions permettront à la Banque mondiale de redoubler d'efforts sur les domaines qui restent à concrétiser", ajoute la même source, ajoutant que ces défis concernent la participation des femmes au marché du travail, la croissance de l'employabilité et le renforcement de la participation citoyenne.
La neutralité de la concurrence demeure un vrai défi. À travers ses actions, "la Banque mondiale n'a pas réussi à améliorer la neutralité concurrentielle des entreprises publiques, mais aussi à promouvoir les partenariats public-privé. À titre d'exemple, des PPP prévus par la SFI dans de nombreux domaines ne se sont pas concrétisés", a souligné la même source.
Elle ajoute également que "les efforts déployés pour réduire les retards de paiement des entreprises publics vers les PME n'ont toujours pas donné les résultats escomptés".
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