Détournement d’équipement médical à Taza. Jusqu’à 4 ans de prison pour le personnel de santé
La section des crimes financiers de la cour d’appel de Fès a condamné, le 20 février, onze individus, dont le directeur du Centre hospitalier provincial Ibn Baja de Taza. Ce dernier a été condamné à 4 ans de prison ferme pour dissipation de deniers publics et corruption.
L’affaire des onze individus accusés de détournement d’équipements médicaux destinés aux hôpitaux publics, à Taza, s’est achevée le 20 février par la décision de la cour d’appel de Fès, les condamnant à des peines privatives de liberté allant de 3 mois à 4 ans de prison ferme, et à des amendes de 2.000 à 30.000 DH.
Les onze accusés ont également été condamnés à verser solidairement la somme de 400.000 DH au ministère de la Santé, en guise de dommages-intérêts, et la somme d’un dirham symbolique au profit de l’Association marocaine des droits de l’Homme.
Les accusations vont du recel de biens issus d’un délit à la dissipation de deniers publics, en passant par la corruption. Dans le détail, la section des crimes financiers de la chambre criminelle de la cour d’appel de Fès a condamné les onze accusés à :
- 4 ans de prison ferme et une amende de 30.000 DH pour le Dr Khaled Filali, directeur du Centre hospitalier provincial Ibn Baja de Taza ;
- 18 mois de prison ferme et une amende de 10.000 DH pour quatre accusés, dont un technicien au sein du ministère de la Santé ;
- 1 an, dont 3 mois ferme et une amende de 10.000 DH contre deux accusés ;
- 1 an, dont 8 mois ferme et une amende de 10.000 DH ;
- 6 mois de prison ferme et 2.000 DH pour deux médecins reconnus coupables de recel de biens ;
- 3 mois de prison ferme et 2.000 DH d’amende pour recel de biens également.
Pour rappel, l’affaire avait éclaté en novembre dernier lorsque les éléments de la Brigade régionale de la police judiciaire de Fès avaient interpellé, sur la base d’informations précises fournies par les services de la DGSN, onze individus, dont le directeur et des fonctionnaires d’un hôpital public – le Centre hospitalier provincial Ibn Baja –, mais aussi trois gestionnaires d’établissements hospitaliers privés à Taza.
LIRE AUSSI
À découvrir
à lire aussi
Article : Redressement d'Ozone. Après le fisc, Bank of Africa fait valider sa créance contre la société de Aziz El Badraoui
Bank of Africa rejoint la liste des créanciers admis à concourir dans la procédure de redressement visant le groupe Ozone.
Article : Brief Médias24. L'analyse de l'attaque terroriste visant Bamako le 25 avril 2026
Le Mali a été frappé, le 25 avril 2026, par une offensive d’une ampleur exceptionnelle, visant jusqu’aux abords du pouvoir à Bamako. À travers ce “brief”, nouveau format d’analyse de Médias24, nous revenons sur les faits, les enjeux et les zones d’ombre d’une attaque qui pourrait marquer un tournant dans la crise malienne. Ou pas.
Article : En Tanzanie, le sifflet marocain à l'honneur pour le choc Simba SC-Young Africans
Reconnaissant l'expertise marocaine à l'échelle continentale, la Fédération tanzanienne de football a sollicité l'appui de la FRMF pour assurer l’arbitrage de son choc national.
Article : Migration irrégulière : 113 ressortissants guinéens rapatriés du Maroc
Les autorités guinéennes, en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations, ont organisé le retour de 113 migrants depuis le Maroc, dont 29 femmes et 14 enfants.
Article : Washington Hilton. Ce que l’on sait de l’assaut contre le gala de la presse où se trouvait Donald Trump
Dans la soirée du samedi 25 avril 2026, le prestigieux gala annuel des correspondants de la Maison-Blanche, qui se tenait dans la grande salle de bal du Washington Hilton, a basculé dans le chaos. Alors que le gratin du journalisme, de la politique et des célébrités s’apprêtait à dîner en présence du président Donald Trump, des coups de feu ont retenti, déclenchant une évacuation d'urgence et une traque immédiate au cœur de l'hôtel.
Article : ETRUR Maroc. Lourde sanction contre le dirigeant après la chute de l'industriel du liège
Jugée à Rabat le 23 avril 2026, l’affaire ETRUR Maroc met en jeu une procédure de comblement du passif aux conséquences patrimoniales majeures pour son dirigeant, à la suite de la liquidation prononcée l’été dernier.