Le Maroc envisage un cadre légal pour l'intelligence artificielle (Ouahbi)
Le département de la Justice prépare un texte pour encadrer l’intelligence artificielle qui peut, selon Abdellatif Ouahbi, constituer “une menace” .
Interrogé par une députée (PAM) sur la stratégie du ministère de la Justice pour protéger les droits des citoyens face à une intelligence artificielle en pleine évolution, Abdellatif Ouahbi a fait savoir qu’un cadre légal sera mis en place.
"Avant, l’humain complétait les outils électroniques et vice versa. Désormais, ceux-ci se substituent à l’humain et prennent des décisions. La problématique, c’est que l’intelligence artificielle est autant au service de l’humanité qu’elle est une menace pour elle", a déclaré le ministre, de passage au Parlement ce lundi 13 mai.
À partir de 2:28:56
Pour lui, l’intelligence artificielle peut certes rendre service, mais elle peut aussi "commettre des infractions". Il donne l’exemple d’un "robot qui commet un meurtre", soulevant ainsi la question de la responsabilité. À qui revient-elle ? "À celui qui a acheté le robot ? À celui qui l’a programmé ou à celui qui a donné l’ordre ? À celui qui a effectué le suivi ? Ou bien encore à celui qui a la capacité d’intervenir ?", s’est-il interrogé.
"Au ministère, nous essayons de trouver un cadre juridique pour l’intelligence artificielle avant qu’elle n’arrive. C’est ce qui est arrivé avec les réseaux sociaux. La vie des gens n’est plus respectée. Mais dans le projet de Code pénal, nous avons prévu un durcissement pour arrêter tout ça". Le ministre a ainsi évoqué les problématiques liées aux réseaux sociaux, qu’il souhaite éviter en préparant un texte pour encadrer l’intelligence artificielle à ses débuts.
Son département prépare une loi qui encadre le sujet. "Nous travaillons dessus. Un congrès est prévu pour le mois de septembre pour connaître les expériences internationales et mettre en place un cadre légal pour l’IA (…). La vie des gens peut en être menacée, et les choses risquent de se compliquer".
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