Au Maroc, un déficit pluviométrique de 53% par rapport à la moyenne des 30 dernières années
À l'issue du Conseil de gouvernement tenu ce jeudi 13 février, le ministre de l'Agriculture a fait le point sur la situation hydrique au Maroc. Selon Ahmed El Bouari, le Royaume enregistre un déficit de 53% par rapport à la moyenne des trente dernières années.
"La campagne agricole actuelle a connu de très faibles précipitations par rapport à la moyenne des trente années passées. Nous avons enregistré un déficit de 53%", a déclaré ce jeudi le ministre de l'Agriculture.
"Le début de campagne a été encourageant, notamment durant les mois de septembre et d'octobre. Cependant, durant les deux mois qui ont suivi, nous avons enregistré moins de 20 millimètres, ce qui a impacté le couvert végétal dans plusieurs régions, et la campagne de manière générale, notamment les cultures d'automne", a ajouté Ahmed El Bouari, soulignant, en ce qui concerne le couvert végétal, que seule la région du Loukkos tire son épingle du jeu.
À Doukkala, six ans sans eaux de barrage pour l'irrigation
En ce qui concerne les ressources hydriques, le ministre a fait savoir qu'elles "ne dépassent pas 1,2 milliard de m3 depuis le mois de septembre 2024, ce qui reste très faible par rapport à la même période d'une année normale".
"Cette situation nous encourage à privilégier les projets de dessalement au niveau de toutes les zones côtières pour couvrir le besoin en eau potable, ce qui nous permettra de dédier les réserves des barrages à l'agriculture".
Seuls 760 Mm3 des eaux de barrage sont destinés à l'irrigation
"Cette année, seuls 760 millions de m3 des eaux de barrage ont été dédiés à l'irrigation, soit moins de 14% des besoins du secteur de l'agriculture", a par ailleurs fait savoir Ahmed El Bouari, soulignant que "tout dépend de la situation des barrages. Cette quantité peut donc être revue à la baisse, si le taux de remplissage des barrages se détériore davantage".
Pour conclure, le ministre a salué les agriculteurs qui poursuivent leur activité et qui continuent de fournir les marchés en produits alimentaires, malgré le manque de précipitations et la baisse des réserves des barrages.
À découvrir
à lire aussi
Article : Au-delà du bilan Akhannouch, lecture des indicateurs du marché du travail
Sous le gouvernement Akhannouch, le marché de l’emploi reste le principal point de fragilité de l’économie. Ce problème est ancien mais s’aggrave au fil du temps. Médias24 confronte les engagements du gouvernement à ses réalisations et analyse, au-delà du mandat, plusieurs indicateurs du marché du travail sur une longue période.
Article : Secteur minier. Après une année 2025 record, 2026 s'annonce déjà comme un cru très prometteur
2025 restera comme un millésime d'exception pour les mines marocaines. Cours au plus haut, volumes en hausse, nouveaux projets en maturation... Le secteur profite pleinement d'un cycle mondial porteur. Et 2026 s'annonce tout aussi favorable, sous l'effet de plusieurs signes.
Article : Ordre des experts-comptables. Élections sur fond de réflexion sur l’ouverture du capital
Le 21 mai 2026, les experts-comptables élisent les membres du Conseil national et des conseils régionaux de leur Ordre pour les trois prochaines années. Au-delà de ce renouvellement, la profession réfléchit à faire évoluer son cadre, notamment sur la question de l’ouverture du capital des cabinets. Détails.
Article : Le trafic aérien en hausse de 11,15% à fin mars 2026
L'Office national des aéroports (ONDA) a annoncé que le trafic aérien commercial dans les aéroports du Royaume a enregistré 8.913.041 passagers à fin mars 2026, soit une croissance de 11,15% par rapport à la même période de l'année précédente.
Article : Mondial 2026. Le double pivot, pierre angulaire du projet Ouahbi
Les deux milieux de terrain devant la défense constituent l’élément central du dispositif tactique du sélectionneur national. Un principe qui assure l’équilibre des Lions de l’Atlas, conditionne la récupération du ballon et la première phase de construction. Mais qui n’est pas sans risque.
Article : SIAM 2026 : malgré un taux de couverture de 60%, 450 communes rurales restent exclues des services financiers selon Bank Al-Maghrib
À Meknès, le directeur général de Bank Al-Maghrib, Abderrahim Bouazza a indiqué que 450 communes rurales restent sans services financiers malgré une couverture de 60%. Il a aussi annoncé l’équipement de 50 coopératives en TPE et rappelé que 25% des programmes d’éducation financière ont ciblé le monde rural.