Tourisme : “À terme, la haute saison à Marrakech, qui a très bien démarré, devrait durer toute l’année” (Opérateurs)
Depuis le début des vacances scolaires en Europe, la ville ocre affiche une hausse de sa fréquentation grâce au salon GITEX qui a drainé 45.000 participants du 14 au 17 avril. En attendant la publication des chiffres officiels, des membres du CRT et des hôteliers estiment que Marrakech va réaliser un taux d’occupation d'au moins 80% entre avril et mai, et qu’avec l’ouverture croissante de nouvelles lignes long-courriers, la saisonnalité disparaîtra progressivement.
"Après un mois de mars moyen à cause du Ramadan et de mauvaises conditions météo, le démarrage des vacances européennes de Pâques, qui vont du 5 avril au 5 mai, s’annonce sous les meilleurs auspices", déclare le porte-parole du CRT de Marrakech-Safi.
Les monuments de la ville pris d’assaut par les visiteurs étrangers
Abdellatif Abouricha, d’ordinaire prudent, tient à préciser que Marrakech est littéralement prise d’assaut par de nombreux touristes, contraints de faire la queue pendant des heures pour pouvoir visiter les monuments historiques comme les tombeaux saadiens ou le jardin Majorelle.
Saluant le travail du ministère et de l’ONMT qui ont multiplié les roadshows internationaux et les workshops avec les tour-opérateurs étrangers, le chargé de communication affirme que tous les marchés traditionnels sont présents, y compris ceux issus de pays lointains comme la Chine ou les États-Unis.
En avril-mai, le taux moyen de remplissage hôtelier sera d'au moins 80%
Et d’ajouter que cette dynamique sera renforcée par l’annonce récente de l’ONMT de créer ou de reconduire, d’ici l’été prochain, 14 nouvelles routes aériennes avec 160.000 sièges supplémentaires vers des villes européennes comme Bordeaux, Malaga, Édimbourg, Londres, Leeds, Newcastle, Helsinki, Amsterdam, Birmingham, Liverpool, Rome, Budapest et enfin Bucarest.
"À court terme, le renforcement du maillage international aérien de notre ville permettra de faire grimper à 80% le taux d’occupation moyen annuel des établissements d’hébergement touristique classés contre 72% en 2024", prédit Abdellatif Abouricha en citant la hausse programmée de la fréquence de la nouvelle ligne Marrakech-New York qui devrait générer une croissance des nuitées.
De son côté, Mustapha Amalik, secrétaire général du CRT de Marrakech-Safi, avance que cette dynamique permettra de générer un effet domino qui mettra progressivement fin à la saisonnalité actuelle grâce au lancement en octobre du vol direct entre Atlanta et la ville ocre.
La demande étrangère croissante nécessite davantage de lignes long-courriers
À la question de savoir quelles lignes aériennes manquent à l’appel pour instaurer un taux moyen annuel supérieur ou égal à l’objectif de 80%, notre interlocuteur affirme qu’en dehors des vols moyen-courriers européens, il importe de connecter l’aéroport de Marrakech aux marchés lointains.
"Afin de développer le taux d’occupation hôtelier et automatiquement le nombre de nuitées, l’idéal serait de renforcer les vols directs existants entre la ville ocre, la Chine ou l’Amérique du Nord (États-Unis et Canada), mais aussi d’ouvrir des lignes vers des pays comme l’Inde, le Japon, l’Amérique latine…", suggère le secrétaire général du CRT, en ajoutant que ces marchés émergents présentent un potentiel énorme en termes de recettes, avec un pouvoir d’achat bien plus élevé que ceux issus d’Europe.
Au bout du chemin, la fin de la saisonnalité pour Marrakech
Afin d’illustrer son propos sur les dépenses importantes de ces marchés lointains, notre interlocuteur rappelle que la ville de Marrakech a souvent fait la une des grands magazines internationaux, après avoir accueilli des mariages fastueux, voire pharaoniques, organisés par des visiteurs indiens, dont la durée moyenne de séjour est largement supérieure aux 7 nuitées (source ministère du Tourisme).
Confirmant l’effet bénéfique de la multiplication croissante des vols internationaux sur la fin de la saisonnalité, plusieurs hôteliers estiment que la ville ocre devrait, à terme, atteindre un taux moyen annuel de remplissage hôtelier de 80% toute l’année durant.
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