Tanger prépare l'ouverture à l'urbanisation de deux nouveaux secteurs
L’Agence urbaine de Tanger s’apprête à lancer l’élaboration de deux nouveaux plans d’aménagement sectoriels, visant à réaménager deux zones urbaines relevant de la commune de Mghougha, à la périphérie est de la ville du détroit.
L’Agence urbaine de Tanger a lancé, ce vendredi 17 octobre, un appel d’offres national pour l’élaboration de deux nouveaux plans d’aménagement sectoriels, visant à encadrer l’aménagement urbain de deux zones stratégiques situées à l’est de Tanger.
Précédemment, le plan d'aménagement de Mghogha-Souani, homologué le 16 janvier 2023, a classé ces deux secteurs comme zones rurales en mutation et subordonne leur ouverture à l'urbanisation à l'élaboration d'un plan de masse.
La première zone est d’une superficie de 236 hectares. Elle se situe au nord-est de l’arrondissement de Mghogha, dans une zone connue sous le nom de Chejirat.
Elle présente un caractère stratégique du fait de sa proximité avec la rocade méditerranéenne, le centre-ville et la gare LGV de Tanger-Médina.

La seconde zone, d’une superficie de 211 hectares, est située au sud-est de l’arrondissement de Mghogha.
Elle se trouve dans une zone connue sous le nom de Lakhreb, à l’entrée de la ville via la route nationale N2, qui mène vers la ville de Tétouan.

La préparation de ces deux plans d’aménagement devra être réalisée dans un délai total d’environ neuf mois. Cette démarche comprendra un diagnostic territorial avant que le projet ne soit soumis à la commission technique locale, présidée par le gouverneur, constituant ainsi la première étape de son circuit d’adoption légale.
Cohérents avec les dispositions du plan d’aménagement Mghogha-Souani de 2023, ces deux projets de plans d’aménagement devront être souples, incitatifs, porteurs de projets, et devront accompagner et anticiper la dynamique urbaine dans la perspective des principes d'intervention.
Ils devront répondre à plusieurs problématiques actuelles dans ces deux secteurs, notamment : la pression foncière croissante, les risques naturels (inondations, glissements de terrain…), la préservation des zones naturelles et le manque d'équipements nécessaires à la vie sociale.

À cet effet, le mandataire du projet doit concevoir un cadrage rigoureux pour l'urbanisation, couvrant les conditions d'organisation, d'aménagement et de développement. Il doit veiller à structurer l'utilisation de l'espace pour satisfaire les besoins actuels et futurs (habitat, activités, équipements collectifs et services urbains) et inscrire le territoire dans une démarche de développement durable.
En attendant le plan d’aménagement de Tanger-Médina, en cours d’adoption, la couverture urbanistique de la ville de Tanger se concentre actuellement sur sa partie orientale, qui présente la plus forte densité urbaine. Celle-ci inclut les plans d’aménagement de Mghogha-Souani et de Beni Makada, homologués en 2023, ainsi que le plan d’aménagement du littoral de Fahs Anjra, qui définit la vision spatiale stratégique pour le littoral entre Tanger et le port de Tanger Med-Ksar Sghir, homologué en 2024.
Ces projets optent pour un étalement urbain progressif, qui a donné naissance à trois nouveaux pôles urbains en plein essor, Guezenaya-Ibn Battouta, Al-Aouama-Aïn Dalia-Tanger Tech et Cherafat-Melloussa, qui redessinent progressivement l'agglomération urbaine de la perle du détroit".
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