Répercussions de la guerre au Moyen-Orient : le Maroc “prêt”, selon Nadia Fettah Alaoui
Le Maroc est prêt à faire face aux éventuels impacts économiques de la guerre au Moyen-Orient, notamment sur le plan énergétique, a assuré mercredi 4 mars 2026 la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, lors d’un entretien accordé à BFM Business.
Invitée de l'émission ''Good Morning Business'', la ministre a affirmé que le Royaume dispose des mécanismes nécessaires pour contenir les effets d'une éventuelle prolongation du conflit, tout en déplorant une crise aux répercussions mondiales.
''Nous déplorons cette crise. Nous sommes clairement dans la chaîne globale, nous importons nos hydrocarbures et nous sommes prêts à d'éventuels impacts sur notre économie'', a déclaré Nadia Fettah Alaoui.
''Nous avons expérimenté, ces dernières années, nos boucliers pour protéger les populations vulnérables. Nous disposons également de réserves de change solides, d'un mix énergétique de plus en plus vert et d'une économie résiliente'', a-t-elle ajouté.
La ministre a rappelé que le baril de pétrole, budgété à 65 dollars dans la loi de finances, évolue actuellement autour de 85 dollars. ''Nous faisons déjà face à cette hausse. Concernant le gaz, consommé principalement sur le plan domestique, l'impact peut être contenu grâce à nos finances publiques'', a-t-elle précisé, tout en exprimant l'espoir que la crise soit de courte durée.
Interrogée également sur l'attractivité du Maroc auprès des investisseurs étrangers, notamment français, Mme Fettah Alaoui a assuré que ''l'attractivité du Royaume n'est pas impactée par la guerre en Iran'', soulignant la stabilité macroéconomique et la dynamique industrielle du pays.
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