Le groupe SGTM a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 15,2 MMDH, en hausse de 36,6% par rapport à 2024. Cette dynamique s’explique par la montée en puissance simultanée de plusieurs chantiers structurants, notamment dans les infrastructures sportives, portuaires et industrielles.
Or, cette croissance n’est pas uniquement liée à un effet volume : elle reflète aussi le positionnement du groupe sur des projets complexes et à forte valeur ajoutée, renforçant son rôle d’acteur intégré dans le secteur du BTP.
Une rentabilité en nette amélioration
Dans ce contexte, la performance opérationnelle de SGTM suit la même trajectoire. L’EBITDA s’établit à 2,5 MMDH, en progression de 31,7%, tandis que le résultat d’exploitation atteint 1,9 MMDH (+38,3%).
Surtout, le résultat net part du groupe (RNPG) affiche une hausse particulièrement marquée de 127,6%, à 1,34 MMDH. Une évolution qui s’explique à la fois par l’amélioration de la performance opérationnelle et par un effet de base favorable, lié à l’absence d’éléments exceptionnels ayant pesé sur les comptes en 2024.
Pourtant, cette amélioration de la rentabilité intervient dans un contexte de pression sur certains coûts. La hausse des charges de personnel, liée notamment à la revalorisation du SMIG et au renforcement des équipes sur les chantiers, est venue partiellement absorber les gains opérationnels. Cela souligne la capacité du groupe à préserver ses marges malgré un environnement inflationniste sur les intrants.
Une activité tirée par les grands projets nationaux
Dans le détail, la croissance repose sur plusieurs relais. Le segment des bâtiments tertiaires a bénéficié de la livraison d’infrastructures majeures, notamment sportives, tandis que les projets portuaires, à l’image de Dakhla Atlantique ou Nador West Med, ont significativement contribué à l’activité.
Parallèlement, les projets industriels et énergétiques ont connu une forte montée en charge, notamment grâce aux travaux pour le groupe OCP ou encore l’extension de l’usine Stellantis. Or, le développement du mode EPC (ingénierie, approvisionnement, construction) apparaît de plus en plus comme un levier structurant de croissance.
À l’inverse, certaines activités, comme les aménagements hydrauliques, entrent dans une phase de normalisation après la finalisation de grands ouvrages, ce qui illustre le caractère cyclique de certains segments.
Un carnet de commandes record, gage de visibilité
Mais l’élément le plus structurant reste sans doute le carnet de commandes. Celui-ci atteint 35,1 MMDH à fin 2025, en hausse de 113% sur un an.
Ce niveau record reflète non seulement le gain de nouveaux projets majeurs, dont le Grand Stade Hassan II de Benslimane ou le futur terminal hub de l’aéroport Mohammed V, mais aussi la confiance renouvelée des donneurs d’ordre dans la capacité d’exécution du groupe.
Or, ce carnet offre une visibilité significative sur l’activité future, dans un secteur où la lisibilité des revenus constitue un enjeu clé pour les investisseurs.
Des perspectives solides, soutenues par la structure financière
Fort de ces fondamentaux, SGTM aborde 2026 avec des perspectives favorables. Le groupe entend capitaliser sur son carnet de commandes pour maintenir un rythme soutenu d’exécution, tout en poursuivant son développement à l’international, notamment en Afrique.
Par ailleurs, l’introduction en Bourse constitue un nouveau levier de création de valeur. Dès 2026, le groupe bénéficiera d’un taux d’IS réduit à 25% pendant trois ans, un avantage fiscal temporaire de nature à soutenir sa rentabilité nette.
Enfin, le conseil d’administration proposera la distribution d’un dividende de 12 DH par action au titre de l’exercice 2025, confirmant la volonté du groupe de rémunérer ses actionnaires tout en accompagnant sa croissance.
Source: medias24.com
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