Industrie, services publics, agriculture : les secteurs qui ont tiré l’économie marocaine en 2025
En 2025, l’économie marocaine a enregistré une croissance réelle de 4,6% (première estimation officielle), un rythme inédit depuis 2017 hors rebond post-Covid. Derrière cette progression, certains secteurs ont nettement soutenu l’activité, tandis que d’autres ont peu contribué.
Selon les premières estimations du haut-commissariat au Plan (HCP), la croissance réelle s’établit à 4,6% en 2025. Il s’agit du taux le plus élevé, hors rebond post-Covid, depuis 2017, année où l’économie avait affiché une croissance de 5,1%.
Ce chiffre global mérite toutefois d’être examiné de plus près afin d’en identifier les ressorts internes. Si l’on raisonne par composantes du PIB, la demande intérieure a clairement porté la dynamique, en particulier l’investissement brut, qui a progressé de 14,7% en volume par rapport à son niveau de 2024.
Mais la lecture par branches d’activité reste la plus parlante pour comprendre l’origine de cette croissance. Elle permet d’identifier les secteurs qui ont effectivement soutenu la croissance, mais aussi ceux dont la contribution est restée limitée, voire négative.
L’objectif est de mesurer la contribution de chaque branche aux 4,6 points de croissance enregistrés en 2025.
Les secteurs qui ont porté la croissance en 2025
La première contribution est venue de l’industrie de transformation, qui a apporté à elle seule 0,62 point de croissance. Derrière elle figurent l’administration publique, ainsi que l’éducation, la santé et l’action sociale, avec respectivement 0,58 point et 0,50 point.
Dans ce classement, l’agriculture et le commerce occupent aussi une place importante. Chacun a ajouté 0,37 point à la croissance totale.
Les activités financières et d’assurances ont contribué à hauteur de 0,36 point, tandis que l’hébergement et la restauration ont apporté 0,34 point, devant la construction avec 0,30 point.
Ces résultats montrent que la croissance de 2025 n’a pas reposé sur un seul secteur, mais sur plusieurs relais à la fois, avec un mélange d’industrie, de services marchands et de services publics.
D’autres branches ont joué un rôle positif, mais plus limité. C’est le cas des services aux entreprises, de l’électricité et de l’eau, des transports et de l’industrie d’extraction. Leur apport reste inférieur à celui du groupe de tête.
À l’autre extrémité, la pêche apparaît comme le principal point faible de l’année, avec une contribution négative de 0,04 point. L’immobilier ainsi que l’information et la communication affichent certes une croissance positive, mais leur apport reste très faible.
Il convient par ailleurs de souligner que les impôts nets de subventions contribuent eux aussi fortement à la progression du PIB, à hauteur de 0,58 point, mais ne correspondent pas à un secteur productif au sens économique propre.
Si l’on s’en tient aux branches économiques proprement dites, les principaux moteurs de la croissance en 2025 ont donc été l’industrie de transformation, l’administration publique, l’éducation et la santé, puis l’agriculture, le commerce et la finance.
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