CAN 2025 : le média espagnol “AS” révèle que le Sénégal a ignoré des recommandations de la CAF avant la finale face au Maroc
L’enquête publiée le 6 avril détaille une série de faits accablants pour la partie sénégalaise : avertissements ignorés avant le match, accusations d’"espionnage" démenties par les faits et abandon du terrain après le penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel.
Ce sont de nouveaux éléments qui, de toute évidence, viennent conforter la position marocaine dans le contentieux né de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 entre le Maroc et le Sénégal, désormais portée devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) après la décision du 17 mars 2026 du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) favorable à l'équipe nationale.
Dans une enquête publiée lundi 6 avril 2026 par le quotidien sportif espagnol AS, des sources proches de l’instance continentale révélent que la délégation sénégalaise a ignoré plusieurs recommandations de l’organisation avant et pendant cette rencontre chaotique, disputée le 18 janvier au Complexe sportif Prince-Moulay-Abdellah de Rabat.
Selon ces éléments, la Fédération sénégalaise de football (FSF) avait été alertée en amont sur les difficultés potentielles liées à son arrivée dans la capitale en train, la CAF ayant proposé des solutions alternatives pour éviter tout incident. Ces avertissements ont été délibérément écartés, dans ce qui a été une stratégie visant à anticiper un éventuel litige et à structurer un rapport de force médiatique en cas de contestation.
Le quotidien espagnol revient également sur les critiques formulées par le camp sénégalais concernant son installation au complexe Mohammed VI, utilisé par la sélection marocaine durant le tournoi. Les responsables sénégalais ont invoqué un risque d’"espionnage" et de manque de confidentialité tactique. Des accusations que AS invalide, soulignant que le site dispose de quatorze terrains et d’infrastructures suffisamment vastes pour éviter toute interférence entre équipes. Le média rappelle en outre que d’autres sélections, dont le Cameroun, ont occupé les lieux sans formuler de grief similaire.
Mais c’est surtout la séquence de la fin de match qui continue d’alimenter les tensions. Toujours selon AS, certains responsables de la CAF estiment que le Sénégal a cherché à préparer en amont une contestation formelle, avant même l’incident survenu dans le temps additionnel. À la 97e minute, un penalty sifflé contre les Lions de la Teranga avait provoqué l’interruption de la rencontre pendant quatorze minutes, suivie de la sortie de la quasi-totalité de l’équipe sénégalaise vers les vestiaires, à l’exception notable de Sadio Mané et de quelques membres du staff.
L’article met également en lumière un élément devenu central dans l’analyse du camp marocain : durant cette interruption, des consignes institutionnelles ont été adressées à l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala pour qu’il n’avertisse pas certains joueurs sénégalais déjà menacés d’exclusion, afin de "préserver le match". Une telle décision tend à confirmer que la gestion de cette fin de rencontre s’est opérée dans un cadre dérogatoire aux règles habituelles du jeu, au bénéfice direct de l’équipe sénégalaise.
Quelques jours après la finale, la CAF avait dénoncé dans un communiqué le "comportement inacceptable" de certains joueurs et membres des deux sélections. Si le Maroc a reconnu des incidents périphériques, notamment autour des ramasseurs de balles, il conteste fermement la lecture d’un Sénégal uniquement victime des événements, pointant une rupture unilatérale du match et une stratégie de pression assumée.
L’affaire a depuis changé de terrain, en se déplaçant donc vers celui de l'arbitrage, où la partie sénégalaise tente d’obtenir l’annulation du verdict rendu en appel par la CAF. Une procédure qui prolonge une bataille devenue autant sportive que politique et médiatique, et dont l’issue redéfinira les standards disciplinaires du football africain.
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