Renault prévoit de réduire de 15 à 20% ses effectifs d’ingénieurs dans le monde, le Maroc suit de près
Le constructeur français veut accélérer ses cycles de développement et alléger ses coûts face à une concurrence chinoise de plus en plus agressive. Pour le Royaume, où Renault pèse lourd dans l’écosystème automobile, l’évolution de ce chantier interne sera observée avec attention.
Renault a confirmé une baisse de ses effectifs d’ingénierie à l’échelle mondiale. Le groupe prévoit de supprimer environ 2.400 postes d’ingénieurs sur les deux prochaines années, soit une baisse de 15 à 20% sur une base estimée entre 11.000 et 12.000 ingénieurs.
Le constructeur cherche à alléger ses structures techniques afin de réduire ses coûts et de gagner en rapidité, dans un contexte marqué par la montée en puissance des groupes chinois, qui imposent des cycles de développement plus courts et des véhicules plus compétitifs en prix.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de la nouvelle orientation stratégique du groupe, portée par son PDG François Provost.
Dans le même esprit, Reuters rapporte que Renault a déjà ramené à 21 mois le temps de développement de la nouvelle Twingo, grâce notamment à l’appui de son centre de recherche et développement en Chine.
Ce raccourcissement illustre la volonté du groupe d’accélérer ses processus pour s’adapter à une concurrence internationale devenue plus intense.
Concernant le Maroc, le fait que cette décision concerne l’ingénierie mondiale du groupe signifie que le pays ne peut, en principe, être considéré à l’abri. Le sujet est d’autant plus sensible que Renault occupe une place centrale dans l’appareil automobile national.
Une telle décision mérite donc une attention particulière. Cette vigilance s’impose d’autant plus que l’automobile demeure un pilier des exportations marocaines. Toute inflexion stratégique chez un acteur de cette taille peut, à terme, produire des effets sur l’ensemble de la filière au Maroc.
Medias24 reviendra sur ce dossier avec plus de détails.
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