Dessalement : le Maroc veut porter l’intégration locale de 35% à 70%
Une convention-cadre signée mercredi 29 avril 2026 à Rabat doit structurer une filière industrielle nationale autour des technologies de traitement de l’eau, avec l’appui du Cluster marocain des métiers de l’eau et des ministères de l’Équipement et de l’Industrie.
Le Maroc a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de sécurisation des ressources hydriques avec la signature, mercredi 29 avril 2026 à Rabat, d’une convention-cadre visant à structurer un écosystème industriel intégré autour des technologies de dessalement de l’eau.
L’accord a été paraphé par le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, et le président du Cluster marocain des métiers de l’eau, Amine Mohamed, dans le but de répondre aux besoins croissants du Royaume en eau potable et industrielle.
Cette initiative s’inscrit dans les orientations stratégiques du Roi Mohammed VI en matière de sécurité hydrique et d’accélération des investissements structurants, notamment à travers le développement d’une industrie nationale du dessalement.
La convention prévoit le soutien aux projets industriels et technologiques liés au dessalement, la promotion de l’intégration locale et du label “Made in Morocco”, ainsi que le renforcement de l’innovation, de la recherche appliquée et du transfert de technologies. Elle vise également à accompagner le développement des compétences et à adapter les formations aux besoins du secteur.
Selon les autorités, cet accord doit permettre de renforcer la résilience du pays face au stress hydrique, en diversifiant les sources d’approvisionnement et en favorisant l’émergence de solutions innovantes adaptées au contexte national. Des unités mobiles de traitement d’eau sont déjà opérationnelles dans plusieurs régions, illustrant la montée en puissance de ces dispositifs.
Le gouvernement ambitionne par ailleurs de porter le taux d’intégration locale de cette industrie, actuellement estimé entre 30% et 35%, à 70%, tout en consolidant une filière compétitive capable de répondre à la demande nationale et de se positionner à l’export.
Pour les signataires, le Cluster marocain des métiers de l’eau jouera un rôle central dans la mobilisation des entreprises, la structuration de la chaîne de valeur et le développement des équipements liés aux métiers de l’eau.
Cette convention marque ainsi un jalon important dans la mise en œuvre de la stratégie nationale du dessalement, appelée à devenir un levier majeur d’un modèle de gestion durable, innovant et souverain des ressources hydriques.
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