L’Occident et l’Orient : miroir étiolé, regards obliques
Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001 contre les États-Unis, des centres arabo-américains (Gallup, 2002; 2003 et Zogby, 2002; 2003) ont effectué des sondages pour connaître les opinions des ressortissants de pays arabes (Arabie Saoudite, Egypte, Émirats arabes unis, Jordanie, Koweït, Liban, Maroc, en plus d’Israël) sur ce qu’ils pensent des États-Unis. Pour donner plus de crédibilité à l’exercice, les questions ont brassé large, en intégrant, entre autres, des thèmes sur les valeurs, la démocratie, les droits de l’Homme, la bonne gouvernance et la perception du monde.
Compte tenu du choc ressenti aussi bien aux États-Unis que dans les pays arabes, en raison de la nationalité des personnes qui ont perpétré les attaques, les résultats de ces sondages ont été un secret de polichinelle. Cependant, une petite surprise s’était invitée dans la classification des régimes arabes selon leurs affinités ou non avec les valeurs défendues par les États-Unis et leurs alliés occidentaux.
C’est ainsi que les opinions les plus virulentes exprimées par les personnes sondées ont été celles des citoyens des pays dits amis sûrs des États-Unis. Grande surprise ? Pas du tout. Car dans certains pays arabes du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, un travail de sape a été déjà effectué pour forcer des transitions politiques qui marquaient le pas aux yeux des planificateurs politiques et stratégiques américains.
Une dynamique initiée au lendemain de la décomposition de l’URSS et du lancement du processus conditionnel de règlement du conflit arabo-israélien (Conférence de Madrid, 1991 et processus d’Oslo, 1993). De là à parler du fait que les attentats du 11 septembre 2001 ont transformé la structure mentale des peuples arabes, les paris sont ouverts. Car le travail de sape mentionné plus haut n’avait pas envisagé le scénario du rejet catégorique de la part d’un public potentiellement conquis.
De la déception à l’illusion, il n’y a qu’un soupir
Parallèlement, sur le plan académique, des chercheurs américains de renom sont montés au créneau pour scander une phrase fétiche : "Pourquoi ils nous haïssent ?" La question posée par Bernard Lewis identifiait les Musulmans, en général, et les Arabes, en particulier. Ce dernier leur reprochait d’avoir une dent contre les Américains. L’interpellation s’inscrivait dans la droite ligne du paradigme du choc des civilisations de Samuel Huntington (1997), du paradigme de la fin de l’Histoire de Francis Fukuyama (1989) et du paradigme de l’anarchie future de Robert Kaplan (1997). Une production intellectuelle féconde dans laquelle ont puisé (ou sponsorisé) les néoconservateurs américains et leurs relais dans la plupart des pays européens.
Ceci sans parler de Fareed Zakaria et de Fouad Ajami, qui ont adopté une posture moins agressive, mais qui ne dérogeait pas à l’opinion selon laquelle les Arabes doivent être blâmés pour n’avoir pas pu percevoir, à leurs justes valeurs, la démocratie et les droits de l’Homme. Ils sont épinglés surtout pour avoir été ingrats à l’égard de l’Occident qui les aurait tirés des ténèbres de l’ignorance et de la barbarie. Une affirmation qui rappelle Lévi-Strauss en pleine possession de ses moyens. On en sait maintenant ce qu’il en a été au lendemain du "Printemps arabe", enclenché en 2011.
En Europe occidentale, des intellectuels qui n’ont pas la langue dans la poche, à l’image de Bernard-Henri-Levy (BHL), une sorte de Lawrence d’Arabie newlook, partaient en croisade contre les régimes politiques dits autoritaires. Avant BHL, il y avait Bernard Kouchner et Pierre Lellouche. Le premier devient célèbre par la mise en œuvre du paradigme du "droit d’ingérence humanitaire" popularisé durant les années 1980. Kouchner sera confortée dans ses convictions par la photo prise en 1993 par Kevin Carter immortalisant un vautour guettant un enfant soudanais squelettique en pleine guerre civile au Soudan. Une image légendaire qui a permis au photographe d’obtenir un Pulitzer. Cependant, incapable d’oublier cette image moribonde, Kevin Carter se suicide en 1994.
Pour sa part, Lellouche, acclamé pour être un brillant théoricien des relations internationales, a été aspiré par la politique. Il accompagne cet assaut sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord par des sorties médiatiques osées rappelant celles du romancier Philippe Sollers, à la suite de la publication des Versets sataniques par Salman Rushdie (1988). Lellouche se fait connaitre plus tard par la création d’un groupe d’étude sur le Kurdistan irakien (2013). Tout le monde anticipait que le référendum d’autodétermination au Kurdistan irakien en 2017 allait déboucher sur l’indépendance de cette région riche du territoire irakien.
La plupart des pays visés portent l’étiquette islamique. Si, dans le cas des auteurs américains, la plume et les think tanks ont été l’arme par excellence, BHL a joint, comme il le fait toujours depuis son jeune âge, la parole à l’action. On le retrouve déjà sur les terrains de confrontation dans certaines régions du monde. Il a été sur place pour assister à l’indépendance du Bangladesh au grand dam du Pakistan (1971). Il a été actif en Bosnie-Herzégovine (1992) et en Afghanistan (2001). Il influence la décision de renverser Mouammar Kadhafi en Libye (2011). Il plaide pour l’indépendance du Kurdistan irakien en 2017.
Des auteurs virulents dans leur verbe, agités et agressifs, auxquels vont répondre des auteurs arabes se ressourçant notamment dans le narratif tantôt islamique tantôt nationaliste. Ils ont réussi dans une large mesure à remonter une large partie de l’opinion publique arabe et islamique contre les valeurs défendues par l’Occident, d’une façon générale. Une bonne partie des penseurs a fait appel à Ibn Khaldoun sur la montée et la chute des civilisations, à Ibn Rochd (Averroès) et son œuvre dont s’est, en partie, inspiré Espinosa (pensée islamique/pensée juive) pour faire valoir une sorte de préséance intellectuelle. La plupart des penseurs s’est contentée de la position de wait and see. Dans cette mosaïque, Ghassan Salamé (1996) et Mohammed Arkoun (2002) ont tiré leurs épingles du jeu, grâce à leur profonde connaissance des coulisses intellectuelles dont regorge un Occident blessé dans son amour propre.
De la perception de la démocratie en tant que tentative de remise en cause de la hiérarchie sociale établie au sein des périphéries arabe et islamique, on passe alors à la perception de l’existence d’une guerre civilisationnelle entre l’Occident et le monde arabo-musulman. Les commanditaires de ce narratif tombent ainsi dans le piège tendu par Samuel Huntington et certains auteurs maximalistes qui ont balisé le terrain à la montée en puissance des courants extrémistes en Europe.
Tout cela est connu, rien de nouveau. Le constat est limpide. Toutefois, revenir sur le sujet tombe à point nommé dans la mesure où, au regard de ce qui se passe au Moyen-Orient, les gens reprennent le refrain sur l’opinion publique arabe, ou "la rue arabe" en vue d’épiloguer sur ce qui s’y passe.
Des avalanches d’accusations sont échangés sur les supports médiatiques et les réseaux sociaux. Des intellectuels, jadis calmes, sereins et excellents interlocuteurs, se prennent la main dans le sac de leurs contradictions intellectuelles et existentielles. Des revanchards à la criée se manifestent pour prendre le train en marche et verser leur mépris sans gangs mettre pour accuser le coup des représailles de leurs adversaires. En somme, un spectacle de déjà-vu.
Et c’est la raison pour laquelle il faut broder sur des explications plus convaincantes. Peut-être réussirions-nous à expliquer la saccade des opinions négatives et le déferlement, à longueur de journée, sur les écrans de télévision et de smartphones, d’images de désolation à même de provoquer la nausée.
Loin de tout pessimisme, le constat appelle des explications tangibles. Et cela commence par l’intelligibilité des expressions telles que l’altérité, la xénophobie, l’islamophobie, l’humiliation, l’impuissance, la débandade, l’érosion civilisationnelle, le bouc-émissaire, la passoire, le prétexte existentiel, la déception, l’illusion, etc. "Trop d’expressions, me diriez-vous, qui peuvent, elles aussi, être un prétexte pour ne rien dire". Dans ce cas, j’en sélectionne quelques-unes pour appuyer mon argument.
L’altérité, d’abord. Si, étymologiquement, l’altérité signifie dissemblance et dissimilitude –avec parfois une note positive exprimée dans le privilège de bénéficier du droit à la différence –elle prend dans l’imaginaire populaire la signification de rejet, voire de mépris.
L’altérité est exprimée de belle manière dans la citation de Jean-Paul Sartre: "L’enfer, c’est les autres", (Huis Clos, 1944). L’expression prend une autre dimension et embrasse l’ostracisme social, sinon la xénophobie, comme attestée par Osmane Sembene lorsqu’il observe que les Occidentaux regardent les Africains comme des insectes (1962).
Justement, la xénophobie qui s’est exprimée avec acuité durant les quatre dernières décennies sous la forme de l’islamophobie, de l’antisémitisme, du racisme, de l’oppression des minorités ethniques et religieuses et de l’exclusion politique. Chacun y trouve son compte en fonction de ses convictions politiques, idéologiques et religieuses.
Pourquoi, alors, l’opinion publique arabe (perçue dans sa dimension plurielle qui intègre la variable religion) a-t-elle une perception équivoque de l’Occident ? Pourquoi une bonne partie voit dans les relations entre l’Occident et le monde arabo-musulman une déchirure sinon une rupture qui va croissante ? Que dire de l’interdépendance culturelle, de la passerelle civilisationnelle et de l’émotion en filigrane qui ont bravé la géographie pour laisser les femmes et les hommes des deux espaces se découvrir ?
Les raisons sont nombreuses, mais parmi les plus importantes à mon sens, il y a le sentiment de l’humiliation, le rejet de la supériorité supposée des valeurs occidentales et la propension à la revanche. L’opinion publique arabe récuse la taxation de son héritage civilisationnel de corbeille de sous-cultures (Samuel Huntington, 1968) et les allégations sur leur incapacité à renaître à la civilisation moderne.
L’opinion publique arabe, même dans sa diversité et ses contradictions endémiques, se fait l’écho des penseurs arabes qui, depuis un siècle déjà, ont tenté d’affronter l’Occident en utilisant ses outils d’analyse et son arsenal d’arguments minimalistes.
Choyés au début, parce qu’ils manifestaient leur appréciation-adoration des valeurs occidentales aspirant à l’universalité, tout en la critiquant au passage, ces auteurs arabes éclairés devaient par la suite se réveiller de leur chimères. Le premier qui avait battu la mesure dans ce sens a été Taha Hussein, parfait cartésien, qui était obligé de faire marche arrière à la suite de la publication de son livre sur la poésie anté-islamique (1926). Critiqué sévèrement par ses pairs pour avoir jeté un pavé dans la mare et leur avoir coupé l’herbe sous les pieds, il a été lynché par des courants salafistes, en pleine période de décomposition de l’Empire ottoman. Taha Hussein s’est senti surtout trahi par ses relais occidentaux.
Des décennies plus tard, Edward Said se fit prendre à parti pour n’avoir pas été assez dur à l’égard de l’Occident. Sa thèse sur l’orientalisme (1978) a été mal interprétée aussi bien dans la périphérie arabe qu’en Occident. Sadeq J. Al-Azm (1969), Nawal El-Saadawi (1958 et 1969), Mohammed Arkoun (1988, 1994 et 2002), Mohamed Abd-Al-Jabri (1995), Fatima Mernissi (1985, 1991,1992), entre autres, ont connu des bonheurs différents, mais le dénominateur commun dans leurs essais a été celui de tenter de concilier la raison avec le cœur, la raison avec la foi. Chemin faisant, ils ont été épinglés pour leur audace et surtout pour avoir utilisé la plume et le verbe pour défendre, en la revisitant, la culture (ou les cultures) des peuples qu’ils représentent tout en militant pour l’Universalité de la Culture.
Le combat intellectuel que tous ses auteurs ont livré a été –et demeure –celui de la confirmation-reconquête de l’identité, de l’existence et de la dignité. L’opinion publique arabe a toujours été silencieuse. Elle ne bouge qu’au dernier signal lancé par celui qui tient les rênes de la décision politique dans des sociétés ballottées entre le vouloir-optimiste et le pouvoir-pessimiste.
Si bien qu’à des intervalles plus ou moins longs, cette opinion prend la rue comme otage sans savoir ce qu’elle cherche au juste. Il arrive aussi qu’elle soit mise en branle par d’anciens militants des droits de l’Homme, déçus par l’Occident qui ne leur a pas reconnu la valeur dont ils se réclament.
Vouloir-optimiste et pouvoir-pessimiste
Les stigmates des défaites arabes et musulmanes, la soumission présumées de régimes politiques censés défendre la bannière de l’Islam, l’installation de différentes formes de colonisation et le sentiment d’avoir été le dindon de la farce, tout cela fait mal. L’histoire du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord se ressource dans la mythologie qui renvoie à un âge d’or que certains faits historiques récusent.
C’est ainsi que lorsque des historiens appellent à une révision critique de cette histoire, ils sont lynchés, d’abord par leurs collègues, et ensuite par le public dont la plupart n’a jamais lu une page de ce que ces auteurs ont écrit. Il leur est reproché d’être les porte-paroles d’une culture occidentale hégémonique, arrogante et avilissante.
Sur la défensive, certains penseurs jettent l’éponge et se contentent de se justifier. D’autres succombent à la tentation et reprennent le refrain de la condamnation de la suprématie insupportable de l’Occident. Du repentir ? Non. Ils le font parce qu’ils se sentent trahis par cet Occident qui ne les a pas épaulés comme il le devrait. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce sont les auteurs qui manient parfaitement la langue arabe qui ont la palme d’or dans cet exercice. De la déception à l’illusion, il n’y a qu’un soupir.
On pourrait me rétorquer que rares sont les gens friands de la lecture. Ceci sans parler du taux élevé de l’analphabétisme dans les sociétés arabo-musulmanes. Et donc, l’argument que les gens puissent être influencés par des auteurs ou des sondages d’opinion ne tient pas. Peut-être, mais on oublie l’impact important des réseaux sociaux qui font apparaitre des orateurs hors-pair en matière de langue de bois et de séduction verbale.
Et du coup, les gens font des associations entre leur vécu et le sentiment d’être déçus sur le plan social, politique et émotionnel. Et même dans le domaine de la recherche universitaire, les professeurs et les étudiants suivent la tendance à tel point que les mêmes thèmes sont repris et rabâchés à en mourir. Certains encadreurs profitent de leurs zones de confort intellectuel pour ne pas se faire épinglés.
Qu’en est-il de la manipulation ? Une arme à double tranchant. À l’ère des technologies de l’information, l’intoxication devient un sport prisé par les faiseurs d’opinions et les chasseurs de belles manchettes sur les journaux online. Si un certain professionnalisme peut être relevé dans des publications qui se respectent, tel n’est pas toujours le cas pour la majorité. Des organes de presse, pourtant réputés, se laissent influencer par l’information fast-food –et donc glissent sur la lame de l’intoxication, de la manipulation et de la mauvaise foi (la loi du marché). Ils n’en ont cure des fils de sang qu’ils laissent au passage.
À cela, il faut ajouter le fait que, pour des raisons d’engagement politique et idéologique, des internautes échangent des œuvres qu’ils jugent utiles d’être portées à la connaissance de leurs familles et amis. Souvent, ils ne creusent pas profond pour savoir si les idées que contiennent ces œuvres ne sont pas attentatoires aux intérêts de leurs propres pays.
Il en est ainsi de Noam Chomsky. Voici un intellectuel iconique qui avoue n’avoir qu’une connaissance sommaire des affaires maghrébines, mais qui s’emmêle les pinceaux dans la perception des affaires maghrébines. Les amateurs de Chomsky sont épatés par ses positions progressistes concernant le conflit arabo-israélien bien qu’il soit de confession juive. Ils font l’impasse sur le reste. Ils sont séduits par les tirades qu’il a exprimées dans son dialogue avec André Vltchek dans "L’Occident terroriste, d’Hiroshima à la guerre des drones, 2013 et 2015".
La bataille civilisationnelle entre l’Occident et le reste du monde est une réalité. Il s’agit d’une bataille existentielle qui s’inscrit dans celles qui avaient eu lieu depuis la chute ou l’affaiblissement des différents empires qui ont gouverné le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. En plus d’être existentielle, cette bataille est identitaire et interpelle des cultures qui s’interpénètrent et qui se neutralisent au gré du temps.
L’opinion publique arabe ressent la magnitude de cette bataille au point de sombrer dans le dogmatisme, l’entêtement intellectuel et l’extrémisme. Les comportements qui en résultent posent alors la question de l’allégeance nationale et de l’allégeance transnationale et ouvrent une brèche dans les convictions personnelles et les convictions vogue la galère.
Il est certain que l’image que donne l’Occident n’est plus séduisante. La publication d’archives classées secret d’État jusqu’à une date récente sur la présence coloniale au Moyen-Orient et en Afrique du Nord donne des douches froides aux partisans de la démocratie à tout crin. Ils y découvrent des vérités qui démystifient un discours humaniste miroir aux alouettes que l’Occident a projeté pendant un siècle.
Par ailleurs, le double langage, l’hypocrisie et le cynisme, dont font montre des pays occidentaux, ne sont plus acceptés. Il s’agit, d’une part, des questions existentielles de portée sentimentale pour les Arabes et les Musulmans telles que celles de la Palestine, des minorités ethniques et religieuses et, d’autre part, des questions de portée nationale, telles que celles des conflits endémiques, interétatiques à la genèse desquels des pays occidentaux ont participé. Le drame réside dans le fait que, pour les deux questions, la manipulation, la langue de bois et la volte-face sont de rigueur. Le mensonge, le double-langage et l’hypocrisie, aussi.
De la déception à l’illusion, à la révolte, l’opinion publique arabe, prise en tant que bouc-émissaire par les partisans et les adversaires de l’Occident, n’a de choix que de rejeter les appels au compromis et à l’actualisation de ses connaissances pour une meilleure cohabitation entre ses valeurs et les valeurs occidentales ou, à défaut, pour une exclusion catégorique réciproque.
Pari impossible dans les faits, mais possible dans la conscience populaire des peuples d’Occident et d’Orient qui observent avec nostalgie le rituel de la marée haute et de la marée basse de leurs apports mutuels à la culture de l’universel.
à lire aussi
Article : Éducation : le Maroc renforce sa coopération avec l’université chinoise Beihang
Le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports a signé vendredi 17 avril 2026 à Rabat une convention de partenariat avec l’université chinoise Beihang University, visant à renforcer la coopération bilatérale en matière d’enseignement, de recherche scientifique et d’innovation technologique.
Article : Agents de gardiennage : vers la fin des journées de 12 heures payées seulement 8
Le gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, veut corriger une situation persistante en revoyant le cadre légal applicable aux amplitudes horaires dans la sécurité privée.
Article : Cinéma. Dans “Calle Málaga”, Maryam Touzani célèbre la vie et lève le tabou de la vieillesse
Né de la douleur, de la perte et du besoin de garder vivant le souvenir de sa mère, le nouveau film de Maryam Touzani se veut un hommage à la renaissance. Dans les rues de Tanger, la réalisatrice nous confie son souhait de transformer la vieillesse en un privilège et de faire de la fiction un espace de liberté pour filmer la persistance de l'être et l'amour de la vie.
Article : Race to the bunkers: Algiers rattled by the FAR’s technological rise
Satellite images circulating on social media point to unusual activity across the border. The Algerian army appears to be stepping up the construction of underground structures, underscoring its concern over the precision of Moroccan strike systems.
Article : Mondial 2030. Où en sont les chantiers des stades de Casablanca ?
Casablanca accélère la modernisation de ses infrastructures sportives à l’approche de la Coupe du monde 2030. Plusieurs stades emblématiques de la ville font l’objet de projets de réhabilitation ou de reconstruction, avec des investissements importants mobilisés. Round-up.
Article : Sahara : malgré ses efforts, Alger se heurte à une ligne américaine inchangée
En marge de l’Antalya Diplomacy Forum, en Turquie, le ministre des Affaires étrangères algérien et le haut conseiller du président américain pour le monde arabe et l'Afrique ont échangé autour de plusieurs "sujets d'actualité", dont le Sahara. Mais derrière les formules convenues du texte algérien, l'appui américain à l'intégrité territoriale du Maroc demeure clair et inchangé. Relevant depuis décembre 2020 de la logique de la continuité étatique, la position de Washington s'inscrit désormais dans la durée, indépendamment des alternances politiques internes ou des efforts diplomatiques engagés par Alger. Analyse.