Mohamed Alami Berrada
Expert en leadershipQuel rôle géopolitique pour le Maroc, à horizon 2050, dans un monde en cours de fracturation ?
À l'heure où l'ordre mondial se fragmente, le Maroc trace sa route discrètement. Entre locomotive ouest-africaine, hub logistique et passeur de civilisations, prospective d'un pays agile et pragmatique qui refuse de choisir son camp, et qui s’érige en tant que puissance-pivot du continent. Une analyse prospective de Mohamed Alami Berrada.
Cette année 2025 restera dans notre histoire contemporaine, comme un point d’inflexion majeur. Vote inédit du Conseil de sécurité de l'ONU en faveur du plan d'autonomie du Sahara, décollage durable de la croissance économique, triomphe des Lionceaux de l’Atlas à la Coupe du monde U20 et de leurs aînés à la Coupe Arabe, émergence de la GenZ.212, un mouvement de contestation des jeunes, structuré et mesuré… Le Maroc est en passe de franchir un cap décisif, tout en essayant de relever ses véritables défis sociaux.
Mais pour comprendre où nous allons, il nous faut d'abord saisir d'où nous venons. Car le monde de 2050 n'aura plus rien à voir avec celui que nous connaissons aujourd’hui…
La fin du "Nouvel Ordre Mondial"
Trois dates ont façonné notre époque : 1989, 2008, 2020. Trois récessions mondiales, trois points d'inflexion qui ont borné des périodes radicalement différentes.
La chute du mur de Berlin avait inauguré une ère de mondialisation "heureuse" – du moins pour ceux qui en profitaient.
L'effondrement de l'URSS, l'ultralibéralisme triomphant de Reagan et Thatcher, l'entrée de la Chine dans l'OMC en 2001 : le commerce international explosait, croissant deux fois plus vite que le PIB mondial. L'Occident imposait son "Nouvel Ordre Mondial", ses instances de coordination fonctionnaient, le pétrole coulait à flots. Mais déjà, les fractures se creusaient entre gagnants et perdants de cette globalisation, entre métropoles connectées et arrière-pays oubliés.
Le 11 septembre 2001 avait sonné le glas de cette insouciance et allait ériger le monde arabo-musulman en nouvel ennemi civilisationnel, les musulmans réduits, dans l'imaginaire collectif, à de potentiels terroristes.
Durant cette période, le Maroc opérait ses propres transitions. L'alternance démocratique de 1998, première dans le monde arabe, l'accession au Trône du roi Mohammed VI, la Moudawana de 2004, l'INDH de 2005 : le jeune Souverain impulsait des réformes majeures. Le Royaume entrait dans le XXIème siècle "assez timidement, mais avec de grandes ambitions".
Une polarisation croissante, annonciatrice de ruptures à venir
La crise des subprimes de 2008 a révélé les dangers systémiques de la mondialisation. Puis, avec la guerre de Géorgie, l'annexion de la Crimée en 2014, le Brexit de 2016, l'élection de Trump avec son discours anti-mondialisation, les fissures s'élargissaient.
Les populismes montaient partout – Italie, France, Pays-Bas, Hongrie, Brésil. Les inégalités explosaient, dans une majorité de pays. Le monde connait un phénomène de polarisation, entre aires civilisationnelles, mais aussi à l’intérieur même des sociétés de chaque pays.
Pour le Maroc, cette décennie fut celle d'un net ralentissement. Le printemps arabe joua le rôle de soupape, permettant d'exprimer les frustrations sur le chômage, la corruption, la santé et l'éducation défaillantes.
La réponse de Sa Majesté le roi Mohammed VI fut habile : nouvelle Constitution, parti islamiste modéré au pouvoir pendant dix ans. Le Makhzen essaie de contenir le PJD, car ce parti populaire mais potentiellement hégémonique, s'il apportait une vraie moralisation de la vie publique, n'avait ni l'expertise ni l'expérience pour opérer le saut qualitatif espéré, en terme de gestion publique et de croissance.
En coulisses pourtant, le Royaume continuait de se renforcer : Tanger Med 2, Al Boraq, écosystèmes automobiles et aéronautiques, retour dans l'Union Africaine, plan d'autonomie du Sahara, investissements massifs dans les infrastructures sportives. Le Maroc "ralentissait certes, mais démontrait sa résilience".
Des fractures multidimensionnelles dans le sillage de la pandémie
Puis vint le Covid-19. Le déclencheur majeur qui fit basculer le monde dans une nouvelle ère. Rupture brutale des chaînes de valeur, fermetures de frontières, méfiance généralisée entre États. La guerre en Ukraine confirma la fracture nette entre bloc occidental et Russie. La destruction des gazoducs Nord Stream – opération de sabotage sous-marine inédite – priva l'Europe d'une énergie à bas coût, plombant sa compétitivité industrielle.
L'Europe des 27 prenait du retard, handicapée par la lenteur de ses processus décisionnels face à des États-Unis qui gouvernent par décrets overnight, face à une Chine et une Russie aux systèmes infiniment plus réactifs. Le gouvernement Trump 2 menaçait de quitter l'OTAN, cessait les contributions à l'ONU, imposait des barrières tarifaires universelles indexées sur les déficits bilatéraux et, évoque, aujourd’hui, de sortir du G20 pour fonder le CORE 5 (USA, Chine, Inde, Russie, Japon).
Après le ralentissement mondial, le Maroc a démontré une incroyable résilience. Après un réflexe insulaire de fermeture totale de 3 mois, ont suivi une reprise rapide de la croissance et des élections législatives qui ont porté au pouvoir des technocrates qui ont relancé les réformes. Sur le plan footballistique, grâce à une vision d’excellence clairement définie, mais surtout très bien exécuté, le Royaume chérifien enchaîne les succès : il arrive, en 2022, en demi-finale de la coupe du monde au Qatar, en 2025, il gagne la coupe du monde U20, et remporte l’organisation de la CAN en 2025,co-organise, la coupe du monde avec l’Espagne et le Portugal,en 2030. En attendant, le Maroc a gagné, il y a quelques jours, la coupe arabe, et toute la Nation, espère remporter la coupe de la CAN 2025, qui se joue à domicile.
Sur le plan diplomatique, les Etats-Unis l’Espagne, la France et l’Angleterre apportent leur soutien au Plan d’autonomie du Sahara, juste avant le vote décisif, en sa faveur, du Conseil de sécurité de l’ONU, du 31 octobre 2025, la Russie et la Chine ne s’y opposant pas.
Fin 2025, le Maroc apparaît donc comme une puissance économique émergente et un leader africain, qui désormais inspire le continent, et ambitionne de lui servir de locomotive.
Néanmoins les fragilités sociales demeurent fortes, avec un taux de chômage des jeunes important, une éducation publique déficiente, et un système de santé jugé comme défaillant, éléments que dénonce avec force les jeunes de la GenZ212, un mouvement contestaire structuré qui orchestre de manière synchronisée des manifestations partout dans le Maroc, pour tirer la sonnette d’alarme, sans basculer dans la violence.
Un monde éclaté en six fractures
Le tableau qui se dessine aujourd’hui est celui d'une fragmentation multidimensionnelle sans précédent, et qui annonce l’émergence d’un nouveau monde, à horizon 2050.
Fracture énergétique : l'Europe s'est tournée vers le GNL américain et les énergies renouvelables et s'interroge sur le nucléaire. L'OPEP se rapproche de Pékin et Delhi. La Russie cherche désespérément des débouchés pour son pétrole et son gaz pour financer son économie de guerre, tendance qui se prolongera, même après la paix en Ukraine.
Fracture géopolitique : coalitions militaires autour des États-Unis dans le Pacifique, alignement européen derrière l'Ukraine, rapprochement Chine-Russie-Iran-Corée du Nord, avec l'Inde et la Turquie qui naviguent entre les deux camps.
Fracture économique : la Chine n'est plus seulement l'usine du monde, elle s'affirme comme première puissance. Les États-Unis reviennent à leur réflexe isolationniste. L'industrie européenne, notamment automobile, se retrouve prise en étau.
Fracture monétaire : l'exclusion de la Russie de SWIFT a remis en question l'hégémonie du dollar. Les BRICS évoquent une monnaie commune, la Chine pousse le yuan dans le commerce international.
Fracture technologique : trois internets se dessinent – occidental (Google, Meta, OpenAI), chinois (WeChat, Baidu, Huawei), russe (Runet en construction). Nous pouvons évoquer unee "balkanisation numérique" en cours…
Fracture morale, enfin – et non des moindres. La déshumanisation progressive qui gangrène les discours politiques, les rhétoriques "Nous contre Eux", l'immigration érigée en bouc émissaire. Plus de soixante conflits interétatiques actifs – un record depuis 1994. Les déplacements forcés ont quasi-doublé en dix ans, passant de 65 à 123 millions de personnes.
L'apogée de cette déshumanisation s'est manifestée au Proche-Orient depuis 2023. Après la tragédie du 7 octobre, Israël a mené des opérations "sans aucune retenue" selon de nombreuses institutions internationales – ONU, Amnesty, Human Rights Watch, Cour Internationale de Justice – qui évoquent un génocide. Près de 100.000 victimes en deux ans dont 50.000 enfants (50%). La guerre Russie-Ukraine, en trois ans, a fait 20.000 victimes dont 500 enfants (2,5%)
Comme le formule Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France et membre de l'Académie du Royaume du Maroc : « Les condamnations unanimes du camp occidental contre la Russie et leur silence face au drame de la vengeance sur Gaza ont fait resurgir le sentiment à l'égard de l'Occident d'appliquer des doubles standards ».
Ce biais moral alimente un ressentiment profond du Sud global. Certains analystes n'hésitent plus à prédire une "déchéance morale de l'Occident, prémices d'un déclin plus global".
Quatre blocs pour un nouveau monde
De cette tectonique géopolitique émergent quatre grands ensembles.
Le bloc occidental, au sommet depuis deux siècles, voit son influence s'éroder. États-Unis, Union européenne, Royaume-Uni, Canada, Japon, Australie, Corée du Sud, Israël, Taïwan : ils dominent encore grâce à leur arsenal militaire, au dollar, au système SWIFT, à leur avance dans l'IA et les biotechnologies. Mais pour combien de temps ?
Le bloc sino-russe prend forme autour de Pékin et Moscou, avec Biélorussie, Iran, Corée du Nord. L'Organisation de Coopération de Shanghai et les BRICS leur servent d'institutions. Ils fondent leur puissance sur le poids démographique, les ressources énergétiques, une force industrielle et militaire en croissance. La Chine "se prépare avec la plus grande patience" à la confrontation dans le Pacifique pour le retour de Taïwan.
Les BRICS+ – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Égypte, Émirats, Éthiopie, Iran, Indonésie – refusent les alignements rigides et cherchent l'autonomie stratégique. La rencontre de Tianjin en août 2025, avec ses délégations massives du Sud global, a été "un signal stratégique clair : la Chine se pose en pôle alternatif de gouvernance mondiale". Ce bloc rassemble désormais 43% de la population mondiale et 23% du PIB.
Enfin, le quatrième bloc, hétérogène, regroupe les pays à position "hybride" : Turquie (membre de l'OTAN mais proche de Moscou et Pékin), Maroc, et nombre de pays africains et latino-américains qui manœuvrent subtilement, selon leurs intérêts.
Le Maroc en 2025 : l'émergence confirmée
Où en est le Royaume dans ce grand chamboulement ?
Yasmine Asrarguis, chercheure associée à Princeton et auteure d'une note stratégique remarquée au Choiseul Africa Forum de novembre 2025, dresse un état des lieux pertinent : "Le Maroc fournit à l'Europe une interface stable avec l'Afrique du Nord et les espaces sahariens, et bénéficie en retour d'un accès privilégié aux marchés et capitaux européens", constate-t-elle. Le Royaume se présente comme "un État musulman modéré, une monarchie stable, une plateforme économique ouverte avec un soft power à la fois religieux, culturel et sportif".
Casablanca Finance City, premier centre financier africain depuis 2016, capte plus de 60% de son chiffre d'affaires à l'international, essentiellement vers l'Afrique. Les entreprises marocaines sont présentes dans une trentaine de pays du continent – banque, assurance, mines, télécoms, BTP, pharmacie. L'automobile est devenue notre première source d'exportation, suivie des phosphates, des transferts de la diaspora, du tourisme. Le Maroc est devenu en 2025 la première destination touristique africaine. Des explorations minières laissent présager d'importantes ressources fossiles dans l'arrière-pays, et des métaux rares stratégiques dans les eaux territoriales.
Mais Yasmine Asrarguis pointe aussi les fragilités : chômage des jeunes à 40%, éducation publique déficiente, système de santé défaillant. Et surtout, ce qu'elle nomme "le talon d'Achille" de notre ambition : "Le décalage possible entre une vision royale de long terme et une mise en œuvre technocratique" insuffisante.

Projection 2050 : 40 millions d'habitants, 10.000 dollars par tête
À l'horizon 2050, le Maroc atteindra son plateau démographique avec environ 40 millions d'habitants dont 2 millions d'étrangers – Européens, Chinois, mais surtout Africains de l'Ouest. Près de 10 millions de Marocains vivront à l'étranger. La structure démographique ressemblera à celle de la Turquie actuelle : 20% de plus de 65 ans (8,5 millions de seniors), âge médian de 40 ans, urbanisation à 75%.
Plus de 25 millions de Marocains vivront dans quatre grands pôles : Casablanca-El Jadida-Settat, Tanger-Tétouan, Rabat-Kenitra, Marrakech-Safi.
L'économie devrait maintenir un rythme de croissance moyen de 3% annuel, atteignant un PIB de 350 milliards de dollars et 10.000 dollars par habitant. Le Maroc deviendra champion touristique africain avec 45 millions de visiteurs annuels – plus que sa population. La RAM couvrira 50 destinations africaines et 25 connexions américaines. Tanger Med, Casablanca, Nador West Med et Dakhla Atlantique s'imposeront comme hubs portuaires incontournables.
Mais le climat sera notre défi majeur. Hausse de température de 2°C, précipitations en chute libre au sud de Kénitra, étés arides, sécheresses intenses. L'eau douce disponible pourrait baisser de 30%. Les trois quarts de notre consommation proviendront du dessalement. Les régions sahariennes et présahariennes, jusqu'à Marrakech, verront leur désertification s'accentuer.
La vocation d'une puissance-pivot
Dans ce monde fracturé, le Maroc a une carte maîtresse à jouer. Si les fractures technologique et monétaire ne nous profiteront guère – ni le dirham ni notre innovation ne font le poids –, les autres nous ouvrent des opportunités considérables.
Hub logistique et industriel pour l'Afrique : le continent comptera 2,5 milliards de consommateurs en 2050, avec près de 30% de la population mondiale avec une moyenne d'âge de 27 ans. L'Afrique ne représente aujourd’hui que 3% du commerce mondial, ses échanges internes seulement 15% des volumes contre 60% pour l'Europe. Le Maroc peut indéniablement jouer le rôle d'intégrateur, au moins sur la façade atlantique, grâce aux infrastructures essentielles qui continueront à se déployer.
Corridor énergétique : le gazoduc Nigeria-Maroc traversant 13 pays sur 5 600 km prévoit ses premières livraisons vers 2030. Ce corridor de solidarité permettra de co-industrialiser, de permettre aux pays africains de valoriser localement leurs ressources naturelles, pour créer de l’emploi et de la valeur, à l'image de l'OCP qui a su valoriser le phosphate.
Soft power sportif : après la demi-finale au Qatar, la victoire U20, l'organisation de la CAN 2025 et la co-organisation du Mondial 2030, le Maroc développera une véritable industrie de la compétition sportive africaine, dans le football, mais aussi dans les autres disciplines, notamment dans l’athlétisme.
Diplomatie de médiation : le Sahara se développera selon le plan d'autonomie agréé par l'ONU, attirant les investissements américains, chinois, européens. Les relations avec l'Algérie resteront chaotiques au gré des évolutions politiques internes du voisin. Seule "l'émergence de deux leaders visionnaires des deux bords" pourra dépasser les tensions issues de la période postcoloniale d’affirmation de leur Etat-Nation.
Passeur de civilisations
C'est dans ce rôle de "passeur" que réside notre singularité la plus profonde. Depuis des millénaires, le Maroc est le creuset où se rencontrent les cultures, les religions, les civilisations. La Constitution de 2011 l'a consacré en reconnaissant nos "affluents andalou, saharien, africain, hébraïque et méditerranéen".
Les Marocains n'ont pas fait la synthèse de ces composantes souvent contradictoires – ce serait prétentieux de le croire. Non, nous avons appris à vivre avec nos contradictions, dans la tolérance des injonctions contradictoires de ces aires civilisationnelles qui se rencontrent au pays du Soleil Couchant.
"Se poser sans s'opposer, voir dans l'autre – qu'il soit européen ou américain, juif ou chrétien – le frère, l'égal, ni supérieur ni inférieur. L'écouter, le comprendre et l'accompagner. Lui dire : assieds-toi, prends un verre de thé, raconte-moi qui tu es, et dis-moi ce que nous pouvons faire ensemble pour créer un bien-être à partager", voici en quoi doit se résumer la vocation civilisationnelle du Maroc au XXIème siècle.
Dans son discours d'investiture à l'Académie du Royaume en juin 2024, Maurice Gourdault-Montagne soulignait : "Dans ce monde fracturé et en recomposition, il faut compter sur l'engagement des pays qui ont la capacité de jouer un rôle de passeur et qui ont l'expérience des liens noués avec l'altérité, grâce à une pratique historique de la diversité ethnique, linguistique, culturelle et religieuse. Le Royaume du Maroc joue ce rôle de passeur entre l'Afrique et l'Europe, mais aussi dans la Méditerranée et plus largement entre le Sud et l'Occident".
Le Maroc continuera donc, dans la continuité, à marcher vers ce rôle de puissance-pivot auquel le prédestine sa géographie : porte-drapeau de la fierté et de la jeunesse africaines, pont entre Europe et Afrique, locomotive pour l'économie et l'industrie du continent, incarnation au quotidien de la fraternité et de l'universalisme issus de sa longue tradition soufie, au service du dialogue et de la paix entre les peuples.
NB : Cet article-essai est largement inspiré des échanges issus de deux rencontres : le Young Global Leaders Summit qui s’est tenu à Genève en Septembre 2025, organisé par le World Economic Forum, et le Choiseul Africa Forum, organisé par l’Institut de Choiseul à Rabat, en Novembre 2025.
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L’auteur :
Mohamed Alami Berrada est Vice-Président de Yasmine Group, formateur-expert en leadership et ancien conseiller du Chef de Gouvernement (2017-2020). Diplômé de l'ESSEC et de la Harvard Kennedy School, co-fondateur du réseau TIZI MAROC et du Moroccan Leadership Institute (M.L.I), il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont "Lettre à mon fils, Être Marocain au XXIème siècle" (2017) et "Le Maroc à venir" (2021), et "Petit Traité de Leadership" (2026).
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