Les anti-Mawazine appellent à un sit-in mercredi
Les anti-Mawazine ont rebondi sur la tenue «indécente» de Jessie J pour tenter de remobiliser contre le festival.
Les courants opposés au festival Mawazine étaient bien timides cette année. Mais la prestation de Jessie J samedi soir à Rabat, leur a permis de rebondir. La pop star britannique a en effet chanté en petite culotte sur scène. Stupeur et tremblements, enfer et damnation, voilà que la planète facebookienne s’enflamme, convoquant tout le lexique identitaire, moral et religieux.
Une page intitulée «La campagne nationale pour demander l’annulation du festival Mawazine» (50.000 fans tout de même, mais elle existe depuis février 2011) appelle à un sit-in contre le festival, pour ce mercredi 29 mai 2013 à 18.00 devant le siège du Parlement. Pour le lendemain, jeudi 30 mai, elle annonce une conférence-débat sur les questions juridiques et de gouvernance relatives au festival Mawazine. Ce débat qui selon la même source, aura lieu au siège de la CDT à Rabat, à 18.00, avec la participation de «professeurs qui ne sont pas cités.

Les anti-Mawazine rebondissent sur la prestation de Jessie J pour faire accréditer l’idée selon laquelle ce festival est une entreprise qui cible la moralité de la jeunesse marocaine. Demain, nous saurons dans quelle mesure ils arrivent à mobiliser.
Dans son édition de ce mardi, le quotidien Attajdid, porte-parole du PJD consacre une partie de sa Une à la critique du festival. Un long billet est intitulé «Du droit de critiquer Mawazine».
Un article annonce le sit-in de mercredi et comme pour renforcer l'argumentaire, il cite deux chioukh de la salafiya, Hassan Kettani et Abdelwahab Rafiki Abou Hafs. Oui, le PJD, pardon Attajdid, a le droit de critiquer Mawazine. Même avec les arguments des courants salafistes.
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