Laftit: voici pourquoi la manifestation du 20 juillet à Al Hoceima a été interdite (vidéo)
"Les autorités n'ont reçu aucune déclaration au sujet de cette manifestation, dont l'appel a été lancé par une 'entité inconnue' ", a souligné le ministre.
A la Chambre des conseillers, le ministre de l'Intérieur Abdelouafi Laftit s'est arrêté, mardi 18 juillet, sur l'interdiction de la manifestation du 20 juillet.
"Les autorités n'ont reçu aucune déclaration au sujet de cette manifestation, dont l'appel a été lancé par une 'entité inconnue' ", a souligné le ministre.
"Nous ne pouvons pas autoriser une manifestation dans une ville qui a vécu 8 mois de gel économique. Cette manifestation représente un danger pour la ville et une atteinte au droit des citoyens à un climat sécuritaire sain", a-t-il conclu.
Revenant sur l’intervention des autorités publiques pour disperser le sit-in de protestation du 8 juillet 2017 devant le Parlement, M. Laftit a rappelé que l’organisation de ce sit-in n’a pas respecté la loi aussi bien concernant la procédure de déclaration en vigueur ou l’instance convoquant cette manifestation, à savoir "Lajnat lhirak chaâbi", qui ne dispose pas de la qualité juridique qui lui permet d’encadrer les citoyens.
L’intervention des forces publiques, sous la supervision des autorités locales, a-t-il noté, a eu lieu de "manière civilisée et dans le respect total des dispositions juridiques, contrairement à l’image qui a été véhiculée par certains et qui ne reflète pas souvent la réalité de la situation portant en elle une sorte d’injustice à l’égard des éléments des forces publiques".
"Les manifestants, qui étaient au nombre de 12, ont été transportés à l'hôpital et leur état de santé était normal, contrairement à ce qui a été véhiculé", souligne le ministre.
Durant le premier semestre de l’année en cours, les autorités ont interagi positivement avec l’organisation de 9.581 manifestations, soit 50 manifestations par jour, a-t-il rappelé.
(Avec MAP)
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