Les mesures prises pour faire baisser les prix de la viande bovine seront appliquées aux ovins
L’annonce de l’arrivée du premier lot de bovins importés d’Europe a fait baisser les prix de la viande rouge. Des dispositions ont également été prises pour baisser les prix de la viande ovine, notamment la levée des barrières douanières.
Le ministre de l’Agriculture s’est réuni ce vendredi 10 février avec la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR). La réunion a porté sur les mesures prises pour assurer l’approvisionnement normal du marché national, notamment à l’approche du mois de ramadan.
En une année, le prix de la viande rouge a augmenté de 30%
"Cette réunion avait pour but de faire le point sur les différentes dispositions prises pour assurer l’approvisionnement du marché national en viande rouge, suite aux discussions entamées avec le ministère il y a environ quatre mois", apprend-on auprès de M’Hammed Karimine, président de la FIVIAR.
L’objectif de cette rencontre est d’"accompagner les changements qu’ont connus les prix de cet aliment, qui ont augmenté de 30% en une année, et faire en sorte de les ramener à des niveaux qui correspondent davantage au pouvoir d’achat des Marocains", poursuit-il.
Et d’ajouter : "Le consommateur n’a pas la capacité de supporter de telles hausses ; il a été habitué à des prix aux alentours de 60 à 70 DH/kg plutôt que les 100 DH/kg."
De plus, cette rencontre a été l’occasion de "passer en revue les réponses des opérateurs d’importation par rapport aux différentes dispositions fiscales, douanières et sanitaires entreprises".
Les prix ont baissé et n’augmenteront plus
Selon le président de la FIVIAR, les prix ont entamé une baisse il y a environ cinq jours. "Ce 10 février, ils sont passés à une moyenne de 80-85 DH/kg", précise-t-il. Pour rappel, le kilogramme a atteint, pour la première fois, 100 DH/kg en janvier dernier.
Il assure également que "les prix n’augmenteront plus" et que "cette tendance baissière va se poursuivre. Le consommateur marocain peut donc être tranquille", notamment à l’approche du mois de ramadan.
"Cette baisse fait suite à l’annonce de l’arrivée des premiers lots de bovins destinés à l’abattage, importés d’Europe. Une fois les premiers abattages de ces animaux importés entamés, on reviendra à des niveaux de prix plus raisonnables, au-dessous de 70 DH/kg, ce qui reste correct par rapport aux coûts de production", indique M’Hammed Karimine.
Quant aux bovins importés depuis le Brésil, "les premiers arrivages sont prévus une semaine avant le mois de ramadan".
Levée des barrières douanières sur l’importation des ovins
Concernant la viande ovine, M’Hammed Karimine annonce qu’elle "bénéficiera des mêmes dispositions prises pour la viande bovine", à savoir la levée des barrières douanières à l’importation.
"Nous allons donc importer des ovins pour l’abattage, pour revenir à des prix raisonnables. Ceux-ci ont dépassé 100 DH/kg. La décision est actée, ainsi que les facilitations au niveau du cahier des charges sanitaire pour l’importation. Le processus doit à présent être lancé."
Contrairement aux bovins, dont l’importation a été limitée à un quota de 200.000 têtes, "aucun chiffre n’a été fixé pour les ovins".
"Nous allons en importer de manière raisonnable afin de ramener les prix vers une tendance baissière. Nous devons aussi faire en sorte de ne pas affecter les producteurs et de préserver le cheptel des femelles, ainsi que les moutons destinés à l’abattage à l’occasion de Aïd Al Adha, le but étant d’avoir suffisamment de têtes à ce moment-là", conclut-il.
Pour rappel, la première décision relative à la levée des barrières douanières sur l’importation des bovins concernait les bêtes de 550 kg. Sur le terrain, les professionnels se sont heurtés à la cherté des prix. Cette problématique les a poussés à diversifier leurs sources d’importation, mais ils ont eu beaucoup de mal à trouver des bêtes de ce poids en dehors du marché européen. Une deuxième décision a donc suivi, supprimant la condition du poids.
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