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TECH & MEDIAS

Youssef Cheikhi (GAM) : “L’African Digital Summit peut contribuer à accélérer la transformation digitale en Afrique”

Organisée les 2 et 3 mars à Casablanca, la 5e édition de l’African Digital Summit vise à aider les chefs d’entreprises à mieux cerner les enjeux liés au digital. L’éclairage de Youssef Cheikhi, président du Groupement des annonceurs du Maroc, organisateur de l’évènement.

Youssef Cheikhi (GAM) : “L’African Digital Summit peut contribuer à accélérer la transformation digitale en Afrique”
Youssef Cheikhi, président du Groupement des annonceurs du Maroc.
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Le 28 février 2023 à 13h48 | Modifié 14 mars 2023 à 14h29

L’African Digital Summit, cette grand-messe des annonceurs, s’adresse principalement aux acteurs et décideurs du marketing, de la communication, du digital et des médias, ainsi qu’aux dirigeants des petites et moyennes entreprises (PME).

Objectif : leur permettre de s’informer sur les dernières tendances, de repenser leur stratégie et de préparer le futur. Quelque 2.000 participants issus d’une trentaine de pays africains et d’ailleurs sont attendus pour cette édition au format hybride, avec un programme riche et diversifié. C’est ce que nous dévoile Youssef Cheikhi, président du Groupement des annonceurs du Maroc (GAM), organisateur de l’évènement.

Médias 24 : Quelles sont les nouveautés de cette 5e édition ?

Youssef Cheikhi : L’African Digital Summit se présente comme une plateforme de rencontre pour les annonceurs, les marketeurs, les professionnels du digital, les agences de communication et les médias, afin de décrypter les tendances, de les adopter et de s’y adapter. Cette 5e édition se caractérise par un format hybride, permettant d’accueillir des experts venus de pays africains et d’ailleurs, tout en étant accessible partout dans le monde via une plateforme dédiée.

Nous avons cherché à innover en proposant un programme plus riche et diversifié, et en abordant des sujets tels que le Metaverse, la création de contenus et l’intelligence artificielle. Ce dernier sujet est particulièrement mis en avant, avec une plateforme dédiée qui intègre une IA favorisant le networking et la mise en relation des participants. Cette dimension de networking est également présente à travers un format original, les ADS Executive Discussions, qui permettent des échanges approfondis entre des experts et des hauts cadres.

Enfin, nous avons invité des intervenants reconnus pour offrir des master class, un format particulièrement pertinent dans ce contexte. Nous espérons que ces nouveautés contribueront à rendre cette édition encore plus riche, interactive et productive pour l’ensemble des participants. 

-L’African Digital Summit est une rencontre annuelle pour discuter des dernières tendances, repenser les stratégies et préparer le futur. A ce titre, l’intelligence artificielle et ses applications ont été au cœur des débats ces dernières semaines. Le seront-elles dans le cadre de cette édition ?

-Absolument. C’est un sujet majeur pour l’ensemble de l’industrie du marketing et de la communication. Nous avons invité des intervenants spécialisés dans l’intelligence artificielle et ses applications dans notre domaine, afin d’aborder ce sujet sous différents angles : l’impact de l’IA sur les stratégies marketing, les outils et plateformes populaires, les dernières tendances et innovations, entre autres. Diverses keynotes et master class en ont d’ailleurs fait leur principale thématique, ce qui promet des échanges passionnants et des apprentissages accélérés.

L’IA est en train de transformer la manière dont les entreprises abordent leur stratégie de communication et de marketing.-Qu’en est-il du marketing et de la communication en matière d’intelligence artificielle ? Et plus précisément au Maroc ?

-Effectivement, l’IA est en train de révolutionner de nombreux domaines, du commerce à la santé en passant par l’industrie. Le marketing et la communication ne font pas exception. L’IA est en train de transformer la manière dont les entreprises abordent leur stratégie de communication et de marketing.

Au Maroc, les annonceurs ont commencé à intégrer l’IA dans leurs stratégies de marketing, notamment pour personnaliser leur approche auprès de leur public cible et optimiser leur retour sur investissement. Certains l’utilisent même dans la production de contenus, le pilotage de projets et l’élaboration de plans d’action. Nous voyons également émerger des start-up marocaines qui se spécialisent dans les technologies de l’IA pour le marketing et la communication. Tout cela témoigne de l’intérêt croissant pour cette technologie dans notre pays.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour généraliser l’utilisation de l’IA. Nous sommes encore au début de cette transformation ; il est important de continuer à investir dans la recherche et le développement pour que les entreprises marocaines puissent bénéficier pleinement des avantages offerts par cette technologie. Elles ont un rôle pivot à jouer dans l’adoption et la démocratisation des outils qui voient le jour actuellement. L’African Digital Summit est justement l’occasion de discuter de ces enjeux et d’explorer les opportunités de l’IA pour l’avenir de notre secteur.

-L’ADS Digital Garden abrite les start-up technologiques africaines. Lesquelles seront présentes ? Selon quels critères ont-elles été sélectionnées ? Quel est l’objectif de ce hub ?

-L’ADS Digital Garden est effectivement un espace réservé aux start-up technologiques africaines pour leur permettre de présenter leurs solutions et services innovants aux professionnels du secteur. Nous sommes très heureux d’accueillir plusieurs start-up prometteuses cette année, toutes sélectionnées selon des critères stricts relatifs à leur innovation technologique, leur pertinence par rapport aux enjeux du secteur et leur potentiel de croissance à l’échelle africaine et internationale. Ceci dit, je ne peux donner plus de détails car le processus de sélection suit actuellement son cours.

Pour répondre à la seconde partie de votre question, je dirais que l’objectif de ce hub est de permettre aux start-up de se faire connaître et de développer leur réseau professionnel. Nous sommes convaincus qu’elles ont un rôle important à jouer dans la transformation numérique de notre continent.

-Des candidatures sont ouvertes à sept catégories de contenus et solutions digitales. Quels sont les critères de sélection pour le choix des gagnants ?

-Les "Moroccan Digital Awards" visent à récompenser les annonceurs et les marques qui se distinguent dans le domaine du digital au Maroc. Ils ont pour objectif de renforcer la compétitivité sur le marché du digital et de promouvoir l’excellence dans les pratiques.

Au vu de l’étendue du champ digital, pas moins de sept catégories composent le socle des "Moroccan Digital Awards" : "Best Digital Advertising & Media Campaign", "Best Brand Content or Creativity Campaign", "Best Social Media & Engagement Campaign", "Best Use Of Big Data, Analytics & CRM", "Best Phygital Campaign", "Best Digital Innovation" et "Best Engaged Campaign".

Un jury de professionnels, d’experts et de leaders d’opinion étudiera les candidatures afin de distinguer les gagnants. Ces distinctions s’articuleront autour de cinq critères de sélection : l’approche stratégique, l’implémentation, la créativité, l’efficience et l’innovation. Quels que soient les projets consacrés, nous sommes certains que l’excellence marocaine sera la grande gagnante de l’évènement.

Il reste encore beaucoup à faire pour accélérer cette dynamique et permettre à l’Afrique de rattraper son retard en matière digitale.-Au vu des quatre dernières éditions, estimez-vous que le secteur du digital marocain et africain s’est amélioré ? Quels en sont encore les freins ? Et les défis ?

-Absolument ! Nous avons constaté une nette évolution du secteur du digital marocain et africain. De plus en plus d’entreprises et de professionnels ont pris conscience de l’importance de l’innovation et de la transformation digitale pour leur activité. Nous avons également observé une émergence de start-up technologiques et de jeunes entrepreneurs talentueux dans toute l’Afrique, qui contribuent à créer de la valeur et à stimuler l’innovation.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour accélérer cette dynamique et permettre à l’Afrique de rattraper son retard en matière digitale. Parmi les principaux freins, je citerais le manque de financement, l’insuffisance des infrastructures de communication, le manque de formation et de compétences spécialisées, la complexité des réglementations et la faible adoption des technologies digitales par certaines entreprises.

Ce sont justement les raisons pour lesquelles l’African Digital Summit a pour vocation de rassembler les acteurs clés de l’industrie du digital, de promouvoir les bonnes pratiques, d’échanger des idées et des expériences et de favoriser les collaborations entre les entreprises, les start-up, les universités, les organismes gouvernementaux et la société civile. Nous sommes convaincus que ce type d’événement peut contribuer à accélérer la transformation digitale en Afrique et à créer un écosystème dynamique et innovant pour l’avenir.

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Le 28 février 2023 à 13h48
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