Affaire Bioui-Naciri : le juge d’instruction a entamé les auditions approfondies avec les mis en cause
Selon des sources informées, le juge d’instruction a commencé par la partie civile de l’affaire. Plusieurs mis en cause ont comparu. Voici les premières informations.
Les personnes nommées dans cet article, et qui font l’objet d’une instruction judiciaire sont présumées innocentes, tant qu’un jugement définitif n’a pas été prononcé à leur encontre.
Le dossier de trafic international de drogue, que l’on appelle l’affaire Escobar du Sahara, du "Malien", ou encore Hadj Benbrahim-Bioui-Naciri, était de retour le jeudi 25 janvier à la cour d’appel de Casablanca, plus précisément dans le bureau du juge d’instruction.
Au terme de l’audience préliminaire qui a eu lieu dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 décembre 2023, le juge d’instruction avait fixé la date du jeudi 25 janvier pour le démarrage des interrogatoires approfondis.
Contacté par nos soins, Me Mehdi Ezzouate, qui fait partie de la défense de Saïd Naciri, a invoqué le secret de l’instruction qui lui interdit de s’exprimer au cours de cette étape.
Selon des sources judiciaires sûres et présentes sur place, le juge a auditionné le mercredi 24 janvier Hadj Ahmed Benbrahim. Ce dernier, condamné en 2019 pour trafic de drogue, est toujours en détention dans une prison marocaine (El Jadida, puis Oukacha à Casablanca).
Benbrahim a été auditionné en tant que partie civile. Il est en effet plaignant contre Bioui et Naciri pour des questions financières, voire de spoliation immobilière.
Bioui, Naciri, Latifa Raafat (ex-femme de Benbrahim) et Samia Moussa (ex-femme de Bioui) ont été convoqués par le juge le jeudi 25 janvier. Ils se sont présentés, mais il n’y a pas eu d’audition, ni de Bioui ni de Naciri, encore moins de confrontation avec Benbrahim, pour une raison de procédure.
Le juge d’instruction leur a fixé un nouveau rendez-vous, le 7 février prochain.
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