Le ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tehraoui, a réaffirmé ce jeudi 5 mars 2026 la poursuite du dialogue avec les représentants des pharmaciens, tout en assurant que la question de l’ouverture du capital des pharmacies ne figure pas parmi les orientations actuellement adoptées par le ministère, nous confirme nos sources.
Cette déclaration intervient à l’issue d’une réunion de travail tenue avec les représentants des principales organisations professionnelles du secteur, notamment la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc, l’Union nationale des pharmaciens du Maroc et le Syndicat national des pharmaciens du Maroc. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la démarche du ministère visant à maintenir un dialogue institutionnel régulier avec les professionnels de la santé et à renforcer la concertation avec les différents acteurs du secteur.
Un dialogue centré sur l’accord du 6 avril 2023
Au cours de cette réunion, plusieurs questions liées à l’évolution du secteur pharmaceutique ont été abordées, notamment le débat suscité récemment autour de l’éventuelle ouverture du capital des pharmacies. À ce sujet, le ministre a précisé que cette question ne fait pas partie des orientations actuelles du département de la Santé. Il a également indiqué que le dialogue engagé avec les représentants de la profession porte principalement sur la mise en œuvre des engagements contenus dans l’accord signé le 6 avril 2023, selon les mêmes sources.
Amine Tehraoui a par ailleurs souligné que toute évolution éventuelle dans ce domaine, si elle devait être envisagée à l’avenir, se ferait dans le cadre d’une approche participative fondée sur la concertation préalable avec les organisations professionnelles concernées. L’objectif, selon lui, est de préserver l’équilibre du secteur, de protéger les intérêts des professionnels et de garantir le bon fonctionnement du système de santé national.
À cet égard, les avis du Conseil de la concurrence, en tant qu’institution constitutionnelle indépendante, s’inscrivent dans le cadre de ses missions consultatives visant à enrichir le débat public sur le développement du secteur. Ces avis ne revêtent toutefois pas un caractère contraignant et constituent l’un des éléments pris en considération dans l’élaboration des orientations des politiques publiques.
De son côté, le ministère affirme fonder ses choix sur une vision globale de réforme et sur la concertation avec l’ensemble des professionnels, tout en veillant à maintenir un équilibre entre les différentes parties prenantes. Cette approche vise notamment à préserver les acquis des pharmaciens, considérés comme le maillon le plus vulnérable de la chaîne du médicament, tout en assurant la stabilité du secteur dans le respect de l’intérêt général.
Les participants ont également passé en revue l’état d’avancement de plusieurs chantiers réglementaires liés au secteur. À cette occasion, Amine Tehraoui a assuré que le ministère poursuivra une approche fondée sur un dialogue responsable et une ouverture constante envers les professionnels, afin de contribuer au développement de la profession pharmaceutique, de renforcer la place du pharmacien au sein du système de santé national et de garantir un climat professionnel apaisé au service de la qualité des soins et de la sécurité du médicament pour les citoyens.