Des euro-députés français dénoncent la décision de la CJUE et réitèrent leur soutien à l'intégrité territoriale du Maroc
Après la décision de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), plusieurs euro-députés français ont exprimé leur indignation. Ils dénoncent une décision contraire aux intérêts européens et réaffirment leur soutien à l'intégrité territoriale du Maroc face aux revendications séparatistes du polisario avec le soutien de l'Algérie.
La décision de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), rendue le 4 octobre, continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique européenne en général et française en particulier. L'annulation des accords commerciaux entre l'Union européenne et le Maroc a été qualifiée de "profondément décevante" par plusieurs députés français, qui ont exprimé leur soutien à l'intégrité territoriale du Maroc via des vidéos publiées sur la plateforme X.
Thierry Mariani, député français au Parlement européen, a critiqué une décision qu'il estime contraire aux intérêts européens. Il a souligné que cet accord commercial, bien qu’équilibré, a été annulé sur la base d'une "interprétation erronée de la notion d'autodétermination et de l'absence de consultation de la population sahraouie". "Cette décision est méprisante pour le Maroc", a déclaré Mariani, tout en rappelant que le partenariat avec le Royaume est crucial dans des domaines tels que la lutte contre l'immigration illégale et le terrorisme.
Il a également pointé du doigt la contradiction de l'Union européenne qui ne consulte jamais d'autres groupes directement concernés par ses accords commerciaux comme les pêcheurs bretons ou les éleveurs français.
🇲🇦 La décision de @EUCourtPress d'annuler les accords avec le Maroc est un coup dur à un partenariat essentiel pour la sécurité de l’UE et un signe de mépris pour un partenaire stratégique.
Avec mes collègues @PatriotesEurope nous continuerons à soutenir l’intégrité
du #Maroc. pic.twitter.com/oeAuHH35zj— Thierry MARIANI (@ThierryMARIANI) October 9, 2024
Guillaume Peltier et Nicolas Bay, également députés européens, ont exprimé des critiques similaires. Dans leur intervention conjointe, ils ont dénoncé une décision "dommageable" pour les intérêts européens. Selon eux, la CJUE fait preuve d'idéologie en se rangeant du côté des revendications du polisario, mouvement qu'ils associent à une forme de séparatisme radical soutenu par l'Algérie.
"Le front polisario détourne l'aide humanitaire européenne pour financer sa guérilla", ont-ils affirmé, rappelant que la décision de la Cour porte atteinte à un partenariat stratégique pour l'Europe.
Le Sahara occidental est marocain.
Par sa décision, la CJUE entrave de manière délibérée le rapport de confiance entre le Maroc et l’Europe.
Notre interlocuteur c’est Rabat, pas les miliciens du Front Polisario au service d’Alger !
On vous explique tout avec @G_Peltier ⤵️ pic.twitter.com/rfMN7Bxxlj
— Nicolas Bay (@NicolasBay_) October 9, 2024
La France, aux côtés de neuf autres pays européens, dont l'Espagne et l'Allemagne, a déjà exprimé son désaccord avec cette décision. Ces nations réitèrent leur engagement envers le partenariat avec le Maroc, un allié clé dans la région méditerranéenne.
Dans leurs déclarations, les députés français ont insisté sur la nécessité de maintenir des relations étroites avec Rabat, à la fois pour garantir la sécurité en Europe et pour soutenir le développement économique du Sahara marocain.
Alors que la CJUE continue d'alimenter le débat, les voix parlementaires en faveur de l'intégrité territoriale du Maroc résonnent avec force. Leurs déclarations témoignent de l'importance stratégique des relations franco-marocaines et de la volonté de maintenir un partenariat solide face aux défis régionaux.
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