Voici les évolutions des budgets ministériels en 2026 par rapport à 2025
Les budgets de l’Éducation et de la Santé ressortent comme les grands gagnants du PLF 2026. Médias24 a passé en revue l’ensemble des départements ministériels. Tous les budgets de fonctionnement progressent, mais les crédits d’investissement connaissent des trajectoires beaucoup plus contrastées.
Les budgets de l’Éducation et de la Santé figurent parmi les principaux bénéficiaires des hausses prévues par le projet de loi de finances 2026.
Dans le cas de l’Éducation, la hausse porte surtout sur les dépenses de fonctionnement, destinées à accompagner les recrutements, la revalorisation des salaires et la mise en œuvre des réformes prévues.
Du côté de la Santé, la progression est encore plus marquée sur le volet investissement. Les crédits passent de 9 à 14 MMDH, soit une augmentation de 61,1 %.
Ces augmentations ont ravivé le débat sur la répartition des ressources publiques. Plusieurs observateurs se sont interrogés si ce rééquilibrage budgétaire au profit des secteurs sociaux s'est fait au détriment d’autres départements.
Pour mesurer l’ampleur des rééquilibrages, Médias24 a passé en revue l’ensemble des budgets ministériels, poste par poste, en distinguant les crédits de fonctionnement et d’investissement.
Voici ce qu’il en ressort :
Hausse généralisée des budgets de fonctionnement
D'abord, tous les budgets de fonctionnement sont en hausse. Aucun ministère n’y échappe. Les progressions vont de 0,8 % pour le ministère de l’Emploi à 18,8 % pour la Justice.
En valeur absolue, les hausses varient entre un minimum d’environ 4,1 MDH pour le ministère du Transport et de la Logistique et un maximum d’environ 11,7 MMDH pour l’Éducation nationale.
L’Éducation nationale augmente de 14,7%, la Santé de 18,2%, l’Intérieur de 11,9% et les Habous de 10,9%.
Cette tendance générale traduit un renforcement des moyens de fonctionnement de l’État, destinés à financer la masse salariale après les revalorisations des salaires dans la fonction publique, à prendre en charge les nouveaux recrutements et à couvrir les dépenses de matériel, de services et de gestion quotidienne.
Une situation contrastée pour l’investissement
Par ailleurs, les crédits d’investissement évoluent de manière plus contrastée, entre fortes hausses et reculs parfois marqués en pourcentage, mais moyens à faibles en valeur.
Le ministère de la Justice voit ses crédits d’investissement chuter de 420,6 à 232,5 MDH, soit un recul de près de 45%. L’emploi passe de 676,6 à 531,4 MDH, en baisse de 21,4%.
Celui de la Transition numérique recule de 1.779 à 1.579 MDH, soit une diminution de 11,2%, tandis que l’Industrie voit son budget passer de 1.606 à 1.468 MDH, soit une baisse de 8,6%.
À l’inverse, d’autres ministères connaissent des hausses.
La Santé voit son budget d’investissement bondir de 9 à 14,5 MMDH, soit une hausse de 61,1%. L’Économie et les finances passe de 196 à 384 MDH, soit une hausse de 96%, tandis que la Solidarité et la Famille progresse de 295 à 396 MDH, traduisant une hausse de 34%.
Le ministère chargé des relations avec le Parlement, bien que sur de faibles montants, voit son budget d’investissement presque tripler, passant de 12 à 33 MDH, soit une hausse de 175%.
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